With big laws like OR and ZGB this can take up to 30 seconds

Ordonnance
concernant les exigences techniques requises pour les véhicules routiers
(OETV)

du 19 juin 1995 (Etat le 1 mai 2019)er

Le Conseil fédéral suisse,

vu les art. 8, 9, al. 1bis, 2 et 3, 13, al. 2 et 4, 18, al. 2, 20, 25, 30, al. 1 et 4, 41, al. 2bis et 3, 103, al. 1 et 3, et 106, al. 1, 6 et 10, de la loi fédérale du 19 décembre 1958 sur la circulation routière (LCR)1,2

arrête:

1 RS 741.01

2 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vigueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019 253).

Première partie Dispositions générales

Titre premier Introduction

Art. 1 Objet et champ d’application 3  

1 La présente or­don­nance règle:

a.
les critères de clas­si­fic­a­tion des véhicules rou­ti­ers;
b.
le con­trôle en vue de l’im­ma­tric­u­la­tion, le con­trôle sub­séquent et le ser­vice an­ti­pol­lu­tion des véhicules rou­ti­ers;
c.
les ex­i­gences tech­niques re­quises pour les véhicules rou­ti­ers.

2 Les véhicules util­is­ables sur une voie fer­rée, sur l’eau ou dans les airs sont ré­gis par la présente or­don­nance lor­squ’ils cir­cu­lent sur la voie pub­lique sans devoir em­prunter des rails.

3 Les pre­scrip­tions de la loi fédérale du 12 juin 2009 sur la sé­cur­ité des produits4 s’ap­pli­quent à titre com­plé­mentaire à la mise sur le marché de véhicules non sou­mis à im­ma­tric­u­la­tion, ain­si qu’à leurs com­posants et ac­cessoires.

3 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

4 RS930.11

Art. 1a Véhicules non admis à la circulation 5  

Les véhicules à coussin d’air, à hélices ou à réac­teurs et les autres véhicules auto­mo­biles sans roues ou sans chenilles ne sont pas ad­mis à la cir­cu­la­tion sur la voie pub­lique.

5 In­troduit par le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

Art. 2 Procédure de réception par type  

La ré­cep­tion par type des véhicules et ob­jets pour lesquels des ex­i­gences tech­niques sont définies dans la présente or­don­nance se fonde sur l’or­don­nance du 19 juin 1995 sur la ré­cep­tion par type des véhicules rou­ti­ers (ORT)6.

Art. 3 Abréviations 7  

1 Pour les autor­ités, on util­ise les ab­révi­ations suivantes:

a.
DE­TEC8 pour le Dé­parte­ment fédéral de l’en­viron­nement, des trans­ports, de l’én­er­gie et de la com­mu­nic­a­tion9;
b.
OFROU10 pour l’Of­fice fédéral des routes11;
c.
OF­COM pour l’Of­fice fédéral de la com­mu­nic­a­tion;
d.12
METAS pour l’In­sti­tut fédéral de métro­lo­gie;
e.13
DFF pour le Dé­parte­ment fédéral des fin­ances;
f.14
AFD pour l’Ad­min­is­tra­tion fédérale des dou­anes.

2 Pour les or­gan­isa­tions étrangères ou in­ter­na­tionales, on util­ise les ab­révi­ations suivantes:15

a.16
UE pour l’Uni­on européenne;
abis.17
CE pour la Com­mun­auté européenne;
b.18
CEE-ONU pour la Com­mis­sion économique des Na­tions Unies pour l’Europe;
c.
ETRTO pour la «European Tyre and Rim Tech­nic­al Or­gan­isa­tion»;
d.
ET­SI pour le «European Tele­com­mu­nic­a­tions Stand­ards In­sti­tute»;
e.19
...
f.
CEI pour la Com­mis­sion élec­tro­tech­nique in­ter­na­tionale;
g.
ISO pour l’Or­gan­isa­tion in­ter­na­tionale de nor­m­al­isa­tion;
h.
OCDE pour l’Or­gan­isa­tion de coopéra­tion et de dévelop­pe­ment économiques;
i.20
DIN pour l’In­sti­tut al­le­mand de nor­m­al­isa­tion.

3 Pour les act­es lé­gis­latifs, on util­ise les ab­révi­ations suivantes:21

a.
DPA pour la loi fédérale du 22 mars 1974 sur le droit pén­al ad­min­is­trat­if22;
b.
LCR pour la loi fédérale du 19 décembre 1958 sur la cir­cu­la­tion routière;
c.23
OPAn pour l’or­don­nance du 23 av­ril 2008 sur la pro­tec­tion des an­imaux24;
d.25
OCM pour l’or­don­nance du 11 fév­ri­er 2004 sur la cir­cu­la­tion milit­aire26;
e.27
...
f.28
OMBT pour l’or­don­nance du 25 novembre 2015 sur les matéri­els élec­triques à basse ten­sion29;
g.
OCR pour l’or­don­nance du 13 novembre 1962 sur les règles de la cir­cu­la­tion routière30;
h.
OSR pour l’or­don­nance du 5 septembre 1979 sur la sig­nal­isa­tion routière31;
i.
OAV pour l’or­don­nance du 20 novembre 1959 sur l’as­sur­ance des véhicules32;
k.
OETV 1 pour l’or­don­nance du 19 juin 1995 con­cernant les ex­i­gences tech­niques re­quises pour les voit­ures auto­mo­biles de trans­port et leurs remorques33 34;
l.35
OETV 2 pour l’or­don­nance du 16 novembre 2016 con­cernant les ex­i­gences tech­niques re­quises pour les trac­teurs et leurs remorques36;
m.
OEV 1 pour l’or­don­nance du 22 oc­tobre 1986 sur les émis­sions de gaz d’échap­pe­ment des voit­ures auto­mo­biles légères37;
n.38
...
o.
OEV 4 pour l’or­don­nance du 22 oc­tobre 1986 sur les émis­sions de gaz d’échap­pe­ment des cyc­lo­moteurs39;
p.
ORT pour l’or­don­nance du 19 juin 1995 sur la ré­cep­tion par type des véhicules rou­ti­ers40;
q.
OAC pour l’or­don­nance du 27 oc­tobre 1976 réglant l’ad­mis­sion des per­sonnes et des véhicules à la cir­cu­la­tion routière41;
r.42
SDR pour l’or­don­nance du 29 novembre 2002 re­l­at­ive au trans­port des marchand­ises dangereuses par route43;
s.
OPair pour l’or­don­nance du 16 décembre 1985 sur la pro­tec­tion de l’air44;
t.
OTR 1 pour l’or­don­nance du 19 juin 1995 sur la durée du trav­ail et du re­pos des con­duc­teurs pro­fes­sion­nels de véhicules auto­mo­biles45;
u.46
OTR 2 pour l’or­don­nance du 6 mai 1981 sur la durée du trav­ail et du re­pos des con­duc­teurs pro­fes­sion­nels de véhicules légers af­fectés au trans­port de per­sonnes et de voit­ures de tour­isme lourdes47;
v.48
OETV 3 pour l’or­don­nance du 16 novembre 2016 con­cernant la re­con­nais­sance des ré­cep­tions UE et les ex­i­gences tech­niques re­quises pour les mo­to­cycles, quad­ri­cycles légers à moteur, quad­ri­cycles à moteur, tri­cycles à moteur ain­si que pour les cyc­lo­moteurs49;
w.50
...
x.51
NE pour la norme européenne du Comité européen de nor­m­al­isa­tion (CEN).

4 et 5...52

7 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

8 Nou­velle ex­pres­sion selon l’art. 1 ch. 7 de l’O du 22 juin 1998, en vi­gueur depuis le 1er janv. 1998 (RO 1998 1796). Il a été tenu compte de cette mod. dans tout le texte.

9 Nou­velle ex­pres­sion selon l’art. 1 ch. 7 de l’O du 22 juin 1998, en vi­gueur depuis le 1er janv. 1998 (RO 1998 1796)

10 Nou­velle ex­pres­sion selon l’art. 1 ch. 7 de l’O du 22 juin 1998, en vi­gueur depuis le 1er janv. 1998 (RO 1998 1796). Il a été tenu compte de cette mod. dans tout le texte.

11 Nou­velle ex­pres­sion selon l’art. 1 ch. 7 de l’O du 22 juin 1998, en vi­gueur depuis le 1er janv. 1998 (RO 1998 1796)

12 Nou­velle ten­eur selon le ch. I 3 de l’O du 7 déc. 2012 (Nou­velles bases lé­gales en métro­lo­gie), en vi­gueur depuis le 1er janv. 2013 (RO 2012 7065).

13 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 29 mars 2006, en vi­gueur depuis le 1er nov. 2006 (RO 2006 1677).

14 In­troduite par le ch. I de l’O du 29 mars 2006, en vi­gueur depuis le 1er nov. 2006 (RO 2006 1677).

15 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

16 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

17 In­troduite par le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

18 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

19 Ab­ro­gée par le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, avec ef­fet au 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

20 In­troduite par le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

21 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 sept. 1998, en vi­gueur depuis le 1er oct. 1998 (RO 1998 2352).

22RS 313.0

23 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

24 RS 455.1

25 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 10 juin 2005, en vi­gueur depuis le 1er oct. 2005 (RO 2005 4111).

26 RS 510.710

27 Ab­ro­gée par le ch. I de l’O du 28 mars 2007, avec ef­fet au 1erjuil.2007 (RO 2007 2109).

28 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

29 RS 734.26

30RS 741.11

31RS 741.21

32RS 741.31

33 Nou­veau ter­me selon le ch. I de l’O du 2 sept. 1998, en vi­gueur depuis le 1er oct. 1998 (RO 1998 2352).

34RS 741.412

35 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

36 RS 741.413

37[RO 1986 1836, 1987 1168, 1990 1488, 1993 3127, 1994 167ch. IV, 1998 1796 art. 1 ch. 11. RO 2007 4477ch. I 76]

38 Ab­ro­gée par le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, avec ef­fet au 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

39RS 741.435.4

40RS 741.511

41RS 741.51

42 Nou­velle ten­eur selon l’art. 29 al. 2 ch. 2 de l’O du 29 nov. 2002 re­l­at­ive au trans­port des marchand­ises dangereuses par route (SDR), en vi­gueur depuis le 1er janv. 2003 (RO 2002 4212).

43RS 741.621

44RS 814.318.142.1

45 RS 822.221

46 Nou­velle ten­eur selon le ch. 3 de l’an­nexe à l’O du 25 mars 1998, en vi­gueur depuis le 1er mai 1998 (RO 1998 1188).

47RS 822.222

48 In­troduite par le ch. I de l’O du 2 sept. 1998 (RO 1998 2352). Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

49 RS 741.414

50 In­troduite par le ch. I de l’O du 10 juin 2005 (RO 2005 4111). Ab­ro­gée par le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, avec ef­fet au 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

51 In­troduite par le ch. I de l’O du 10 juin 2005, en vi­gueur depuis le 1er oct. 2005 (RO 2005 4111).

52 Ab­ro­gés par le ch. I de l’O du 2 mars 2012, avec ef­fet au 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

Art. 3a Réglementations internationales 53  

1 Les dir­ect­ives de l’UE, les règle­ments de l’UE et les règle­ments de l’ECE s’ap­pli­quent dans la ten­eur de l’an­nexe 2.

2 Les textes des règle­ments CEE-ONU et des normes de l’OCDE, de l’ETRTO, de l’ISO, de la CEI, du CEN, du DIN et de l’ET­SI qui sont cités ne sont pub­liés ni dans le Re­cueil of­fi­ciel (RO) ni dans le Re­cueil sys­tématique (RS) du droit fédéral. Ils peuvent être con­sultés auprès de l’OFROU. Les textes des normes peuvent être ob­tenus contre paiement auprès de ces or­gan­isa­tions; ceux des règle­ments CEE‑ONU peuvent l’être de même auprès de l’Of­fice fédéral des routes, 3003 Berne.54

53 In­troduit par le ch. I de l’O du 6 sept. 2000 (RO 2000 2433). Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

54 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

Art. 3b Dispositions transitoires des réglementations internationales 55  

1 S’agis­sant de l’ap­plic­a­tion des régle­ment­a­tions in­ter­na­tionales énon­cées à l’an­nexe 2, sont ap­plic­ables, sous réserve d’autres délais in­diqués dans les dis­pos­i­tions trans­itoires de la présente or­don­nance, les dis­pos­i­tions trans­itoires con­tenues dans les régle­ment­a­tions re­spect­ives; la date de l’im­port­a­tion ou de la con­struc­tion en Suisse fait foi pour l’im­ma­tric­u­la­tion.

2 Si des règle­ments de l’ECE fix­ent des ex­i­gences ou des délais trans­itoires di­ver­gents, les ex­i­gences ou les délais trans­itoires des dir­ect­ives ou des règle­ments de l’UE cor­res­pond­ants sont ap­plic­ables.

55 In­troduit par le ch. I de l’O du 14 oct. 2009 (RO 2009 5705). Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

Art. 4 Droit applicable en cas de modifications de la présente ordonnance 56  

1 Les véhicules déjà en cir­cu­la­tion lors de l’en­trée en vi­gueur d’une modi­fic­a­tion de la présente or­don­nance doivent être con­formes au moins aux ex­i­gences en vi­gueur au mo­ment de leur première mise en cir­cu­la­tion. Les dis­pos­i­tions trans­itoires qui pré­voi­ent une ob­lig­a­tion d’équipe­ment sont réser­vées.

2 Les fa­cil­ités in­troduites après coup peuvent être sol­li­citées si les réserves et con­di­tions dont elles sont éven­tuelle­ment as­sorties sont ob­ser­vées.

3 Les modi­fic­a­tions sub­stanti­elles ap­portées aux véhicules déjà en cir­cu­la­tion sont évaluées con­formé­ment au droit en vi­gueur au mo­ment du con­trôle sub­séquent précéd­ant leur réutil­isa­tion (art. 34, al. 2). Elles com­prennent not­am­ment:

a.
les modi­fic­a­tions liées à la con­cep­tion du véhicule, comme le re­m­place­ment de l’en­semble de la carros­ser­ie ou le mont­age d’unités de propul­sion qui ne dat­ent pas de l’époque du véhicule;
b.
les modi­fic­a­tions qui com­pro­mettent la sé­cur­ité routière, comme le mont­age ultérieur de com­posants aéro­dynamiques dangereux.

56 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

Art. 5 Déclaration du DETEC donnant force obligatoire à des prescriptions internationales  

1 Le DE­TEC est ha­bil­ité à:

a.57
tenir à jour les modi­fic­a­tions de dé­tails tech­niques ap­portées aux pre­scrip­tions in­ter­na­tionales énumérées à l’an­nexe 2;
b.
déclarer que de nou­velles pre­scrip­tions in­ter­na­tionales sur la con­struc­tion et l’équipe­ment, re­l­at­ives à des dé­tails tech­niques de moindre im­port­ance, ont force ob­lig­atoire en Suisse.

2 Les autor­ités in­téressées sont con­sultées. En cas de di­ver­gences entre des autor­ités de la Con­fédéra­tion, il ap­par­tient au Con­seil fédéral de tranch­er.

57 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

Titre deuxième Classification des véhicules

Chapitre 1 Définitions

Art. 6 Dimensions  

1 «L’em­patte­ment» est la dis­tance com­prise entre les centres des deux roues situées l’une après l’autre du même côté du véhicule. Lor­sque le véhicule a plus de deux es­sieux, les em­patte­ments – in­diqués de l’av­ant à l’ar­rière – seront mesur­és entre chacun des es­sieux; la somme de ces em­patte­ments cor­res­pond à l’«em­patte­ment total».

2 «L’em­patte­ment d’une semi-remorque» est la dis­tance com­prise entre le centre du pivot d’at­tel­age et le premi­er es­sieu de la semi-remorque. Pour les semi-remorques à plusieurs es­sieux, l’em­patte­ment total se mesure comme à l’al. 1.

3 La «voie» est la dis­tance com­prise entre le mi­lieu des bandes de roul­e­ment des roues d’un es­sieu, mesur­ée au point d’ap­pui des pneu­matiques sur le sol; pour les roues jumelées, la mesure sera prise à partir du mi­lieu de l’es­pace com­pris entre les deux pneu­matiques, pour celles dont les pneu­matiques n’ont pas la même largeur, à partir du centre de l’es­pace com­pris entre les mi­lieux des bandes de roul­e­ment.

4 Toutes les mesur­es sont prises sur le véhicule non char­gé (art. 7, al. 1), à l’ex­cep­tion de la mesure de l’em­patte­ment des véhicules des catégor­ies M, N et O.58 Celle-ci est ef­fec­tuée lor­sque le véhicule est char­gé jusqu’au poids garanti59.

58 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 sept. 1998, en vi­gueur depuis le 1er oct. 1998 (RO 1998 2352).

59 Nou­veau ter­me selon le ch. I de l’O du 3juil.2002, en vi­gueur depuis le 1er avr. 2003 (RO 2002 3216). Il a été tenu compte de cette mod. dans tout le texte.

Art. 7 Poids  

1 Le «poids à vide» équivaut au poids du véhicule non char­gé et prêt à roul­er avec le ré­frigérant, le lub­ri­fi­ant et le car­bur­ant (au moins 90 % de la con­ten­ance in­diquée par le con­struc­teur), y com­pris:

a.
l’équipe­ment ad­di­tion­nel éven­tuel, comme la roue de re­change, le dis­pos­i­tif d’at­tel­age de remorques et l’outill­age;
b.
l’équipe­ment spé­cial éven­tuel;
c.
le con­duc­teur, dont le poids est es­timé à 75 kg.60

1bis Il se déter­mine sans tenir compte des su­per­struc­tures si elles sont in­ter­change­ables (art. 66, al. 1).61

2 Le «poids ef­fec­tif» équivaut au poids réel du véhicule au mo­ment du pesage, y com­pris le poids des oc­cu­pants, du chargement et, pour les véhicules trac­teurs, la charge du ti­mon ou celle de la sel­lette d’ap­pui d’une remorque ac­couplée.62

3 Le «poids garanti» (poids max­im­al tech­nique­ment autor­isé) équivaut au poids max­im­al ad­mis par le con­struc­teur. Il cor­res­pond à la «masse max­i­m­ale» selon la ter­min­o­lo­gie de l’UE.63

4 Le «poids total» est le poids déter­min­ant pour l’im­ma­tric­u­la­tion (art. 9, al. 3bis, LCR). Il s’agit du poids max­im­al autor­isé pour la cir­cu­la­tion du véhicule.64

5 La «charge utile» équivaut – sous réserve de l’al. 7 – à la différence entre le poids total et le poids à vide.

6 Le «poids de l’en­semble» (poids de l’en­semble de véhicules) équivaut au poids total d’un en­semble formé d’un véhicule trac­teur et de remorques.65

7 Lor­squ’il s’agit de mo­to­cycles, quad­ri­cycles légers à moteur, quad­ri­cycles à moteur et tri­cycles à moteur à propul­sion élec­trique, il n’est pas tenu compte du poids des bat­ter­ies pour le cal­cul du poids à vide et de la charge utile.66 Le poids total de ces véhicules équivaut à la somme du poids à vide, de la charge utile et du poids des bat­ter­ies.

60 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

61 In­troduit par le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

62 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 6 sept. 2000, en vi­gueur depuis le 15 oct. 2000 (RO 2000 2433).

63 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

64 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 10 juin 2005, en vi­gueur depuis le 1er oct. 2005 (RO 2005 4111). Voir toute­fois l’art. 222c, ci-après.

65 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

66 Nou­velle ten­eur de la phrase selon le ch. I de l’O du 21 août 2002, en vi­gueur depuis le 1er janv. 2003 (RO 2002 3218).

Art. 8 Charges  

1 La «charge du ti­mon» équivaut à la charge d’ap­pui ver­ticale que le dis­pos­i­tif de remor­quage (ti­mon de la remorque) re­porte sur le dis­pos­i­tif d’at­tel­age du véhicule trac­teur. ...67.

2 La «charge de la sel­lette d’ap­pui» équivaut à la partie du poids de la semi-remorque qui re­pose sur le trac­teur à sel­lette.68

3 Le «poids remor­quable» équivaut au poids ef­fec­tif des remorques at­telées à un véhicule trac­teur. Le poids remor­quable autor­isé, ou le poids de l’en­semble, est in­diqué dans le per­mis de cir­cu­la­tion du véhicule trac­teur.

4 La «charge par es­sieu» équivaut au poids re­porté sur la chaussée par les roues d’un es­sieu simple ou d’un groupe d’es­sieux.69

5 Le «poids d’ad­hérence» équivaut au poids qui re­pose sur le ou les es­sieux moteurs d’un véhicule ou d’un en­semble de véhicules.

67 Phrase ab­ro­gée par le ch. I de l’O du 6 sept. 2000, avec ef­fet au 15 oct. 2000 (RO 2000 2433).

68 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 10 juin 2005, en vi­gueur depuis le 1er oct. 2005 (RO 2005 4111).

69 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 10 juin 2005, en vi­gueur depuis le 1er oct. 2005 (RO 2005 4111).

Art. 9 Véhicules 70  

1 Sont réputés «véhicules» au sens de la présente or­don­nance tous les véhicules auto­mo­biles et véhicules sans moteur définis ci-après.

2 Sont réputés «véhicules cli­mat­isés»71 les véhicules dont les su­per­struc­tures fixes ou amovibles sont spé­ciale­ment équipées pour le trans­port de marchand­ises sous tem­pérat­ures di­rigées et dont l’épais­seur de chaque paroi latérale, isol­a­tion com­prise, est d’au moins 45 mm.

3 Les «véhicules à chenilles» sont des véhicules qui avan­cent au moy­en de chenilles.

4 Les véhicules af­fectés à la fois au trans­port de per­sonnes et au trans­port de choses sont clas­si­fiés d’après leurs ca­ra­ctéristiques prin­cip­ales.72

5 Sont réputés «véhicules ag­ri­coles et foresti­ers» les trac­teurs, les chari­ots à moteur, les chari­ots de trav­ail, les monoaxes et les remorques qui sont util­isés unique­ment pour les be­soins d’une ex­ploit­a­tion ag­ri­cole ou forestière, ou d’une ex­ploit­a­tion sim­il­aire (art. 86 OCR73), et qui ne dé­pas­sent pas les vit­esses déter­min­antes pour la clas­si­fic­a­tion visées à l’art. 161 pour les véhicules auto­mo­biles et à l’art. 207 pour les remorques.74

70 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 6 sept. 2000, en vi­gueur depuis le 15 oct. 2000 (RO 2000 2433).

71 Nou­velle ex­pres­sion selon ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133). Il a été tenu compte de cette mod. dans tout le texte.

72 In­troduit par le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

73 RS 741.11

74 In­troduit par le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

Chapitre 2 Voitures automobiles

Art. 10 Classification  

1 Sont réputés «voit­ures auto­mo­biles»:

a.
les véhicules auto­mo­biles (art. 7 LCR) ay­ant au moins quatre roues, à l’ex­cep­tion des quad­ri­cycles légers à moteur, des quad­ri­cycles à moteur (art. 15, al. 2 et 3) et des voit­ures à bras équipées d’un moteur (art. 17, al. 2);
b.
les véhicules auto­mo­biles à trois roues dont le poids dé­passe le poids fixé pour la clas­si­fic­a­tion comme tri­cycle à moteur (art. 15, al. 1);
c.
les véhicules à chenilles qui ne sont pas des luges à moteur, des quad­ri­cycles légers à moteur, des quad­ri­cycles à moteur ni des voit­ures à bras équipées d’un moteur.75

2 Sont réputées «voit­ures auto­mo­biles légères» les voit­ures auto­mo­biles dont le poids total ne dé­passe pas 3500 kg; les autres sont des «voit­ures auto­mo­biles lourdes».

75 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

Art. 11 Voitures automobiles de transport selon le droit suisse  

1 Sont réputées «voit­ures auto­mo­biles de trans­port» les voit­ures auto­mo­biles af­fectées au trans­port de per­sonnes ou de choses, ain­si que les voit­ures auto­mo­biles tir­ant des remorques. Les voit­ures auto­mo­biles dont la carros­ser­ie sert de loc­al (atelier, ma­gas­in, ex­pos­i­tion, bur­eau, labor­atoire, etc.) sont as­similées aux voit­ures auto­mo­biles af­fectées au trans­port de choses. Sont as­similées à des voit­ures auto­mo­biles af­fectées au trans­port de per­sonnes et ser­vant d’hab­it­a­tion – à con­di­tion qu’elles ne comptent pas plus de 9 places as­sises (con­duc­teur com­pris) – les voit­ures auto­mo­biles dans lesquelles au moins trois quarts du volume dispon­ible (poste de con­duite et com­par­ti­ment des ba­gages com­pris) sont amén­agés en es­pace hab­it­able et con­çus pour le trans­port de per­sonnes.76

2 On dis­tingue les voit­ures auto­mo­biles de trans­port des genres suivants:77

a.
les «voit­ures de tour­isme» sont des voit­ures auto­mo­biles légères af­fectées au trans­port de per­sonnes comptant neuf places as­sises, con­duc­teur com­pris, au max­im­um (catégor­ie M1 jusqu’à 3,50 t);
b.
les «voit­ures de tour­isme lourdes» sont des voit­ures auto­mo­biles lourdes af­fectées au trans­port de per­sonnes comptant neuf places as­sises, con­duc­teur com­pris, au max­im­um (catégor­ie M1 à partir de 3,50 t);
c.
les «minibus» sont des voit­ures auto­mo­biles légères af­fectées au trans­port de per­sonnes comptant plus de neuf places as­sises, con­duc­teur com­pris (catégor­ie M2 jusqu’à 3,50 t);
d.
les «auto­cars» sont des voit­ures auto­mo­biles lourdes af­fectées au trans­port de per­sonnes comptant plus de neuf places as­sises, con­duc­teur com­pris (catégor­ie M2 à partir de 3,50 t ou M3);
e.78
les «voit­ures de liv­rais­on» sont des voit­ures auto­mo­biles légères af­fectées au trans­port de choses (catégor­ie N1), y com­pris celles qui sont équipées, dans le com­par­ti­ment de charge, de sièges sup­plé­mentaires ra­bat­tables des­tinés au trans­port oc­ca­sion­nel et non pro­fes­sion­nel de per­sonnes, pour autant que le nombre total de places as­sises, siège du con­duc­teur in­clus, ne soit pas supérieur à 9;
f.79
les «cam­i­ons» sont des voit­ures auto­mo­biles lourdes af­fectées au trans­port de choses (catégor­ie N2 ou N3) com­port­ant au max­im­um neuf places as­sises, siège du con­duc­teur in­clus;
g.80
les «chari­ots à moteur» sont des voit­ures auto­mo­biles at­teignant une vitesse max­i­m­ale de 30 km/h (tolérance de mesure: 10 %), qui ne sont pas con­stru­ites pour le trans­port de per­sonnes;
h.81
les «trac­teurs» sont des voit­ures auto­mo­biles con­stru­ites pour tirer des remorques et ac­tion­ner des équipe­ments in­ter­change­ables n’ay­ant qu’un pont de charge ré­duit;
i.
les «trac­teurs à sel­lette» sont des voit­ures auto­mo­biles (catégor­ie N) con­çues pour tirer des semi-remorques. Ils peuvent avoir leur propre pont de charge. Les «véhicules ar­tic­ulés» sont la com­binais­on d’un trac­teur à sel­lette et d’une semi-remorque. Leur classe­ment dans la catégor­ie des véhicules lourds ou légers dépend unique­ment du poids total du trac­teur à sel­lette;
k.82
les «bus à plate-forme pivotante» sont des auto­cars com­posés d’élé­ments ar­tic­ulés in­dis­so­ci­ables, con­stitu­ant un com­par­ti­ment pas­sagers d’un seul ten­ant (catégor­ie M2 au-delà de 3,50 t ou M3);
l.83
les «trol­ley­bus» (art. 7, al. 2, LCR) sont des auto­cars qui tirent l’én­er­gie mo­trice né­ces­saire ex­clus­ive­ment d’une ligne de con­tact lors des dé­place­ments nor­maux et n’utilis­ent pas la voie fer­rée.

3 Si une voit­ure auto­mobile sert d’hab­it­a­tion ou si la carros­ser­ie sert de loc­al (art. 11, al. 1), le per­mis de cir­cu­la­tion désigne sim­ple­ment le véhicule comme voit­ure auto­mobile lourde ou légère et men­tionne l’us­age auquel il est des­tiné. Si un véhicule est af­fecté au trans­port de per­sonnes et de choses, le nombre de places et la charge utile doivent être in­scrits dans le per­mis de cir­cu­la­tion. L’autor­ité can­tonale d’im­ma­tricu­la­tion peut at­tribuer deux genres de véhicules à un véhicule dont le genre est modi­fié par l’échange de parties im­port­antes.84

4 ...85

76 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 sept. 1998, en vi­gueur depuis le 1er oct. 1998 (RO 1998 2352).

77 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

78 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 28 mars 2007, en vi­gueur depuis le 1erjuil.2007 (RO 2007 2109).

79 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

80 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 17 août 2005, en vi­gueur depuis le 1er mars 2006 (RO 2005 4515).

81 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

82 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

83 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 10 juin 2005, en vi­gueur depuis le 1er oct. 2005 (RO 2005 4111).

84 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

85 Ab­ro­gé par le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, avec ef­fet au 1er fév. 2019 (RO 2019253).

Art. 12 Classification selon le droit de l’UE 86  

1 Les voit­ures auto­mo­biles de trans­port visées dans la dir­ect­ive 2007/46/CE sont classées dans les catégor­ies M et N. Les voit­ures auto­mo­biles de trans­port de la catégor­ie M sont des voit­ures auto­mo­biles af­fectées au trans­port de per­sonnes; celles de la catégor­ie N sont des voit­ures auto­mo­biles af­fectées au trans­port de choses. Elles sont classées dans les catégor­ies suivantes:

a.
catégor­ie M1: véhicules comptant neuf places as­sises au max­im­um, con­duc­teur com­pris;
b.
catégor­ie M2: véhicules comptant plus de neuf places as­sises, con­duc­teur com­pris, dont le poids garanti ne dé­passe pas 5,00 t;
c.
catégor­ie M3: véhicules comptant plus de neuf places as­sises, con­duc­teur com­pris, dont le poids garanti est supérieur à 5,00 t;
d.
catégor­ie N1: véhicules dont le poids garanti n’ex­cède pas 3,50 t;
e.
catégor­ie N2: véhicules dont le poids garanti est supérieur à 3,50 t, mais ne dé­passe pas 12,00 t;
f.
catégor­ie N3: véhicules dont le poids garanti est supérieur à 12,00 t.

2 Les véhicules des catégor­ies M ou N qui sat­is­font aux con­di­tions énon­cées à l’an­nexe II, let. A, ch. 4, de la dir­ect­ive 2007/46/CE sont con­sidérés comme des véhicules tout ter­rain. La lettre «G» est ajoutée à leur in­dic­atif de catégor­ie.

3 Les voit­ures auto­mo­biles de la catégor­ie T sont des trac­teurs à roues au sens du règle­ment (UE) no 167/2013 qui sont spé­ciale­ment con­çus pour un us­age ag­ri­cole et foresti­er. Elles sont classées dans les catégor­ies suivantes:

a.
catégor­ie T1: trac­teurs dont la voie de l’es­sieu le plus proche du con­duc­teur est d’au moins 1,15 m, dont le poids à vide est supérieur à 0,60 t et dont la garde au sol n’ex­cède pas 1,00 m;
b.
catégor­ie T2: trac­teurs dont la voie min­i­male est in­férieure à 1,15 m, dont le poids à vide est supérieur à 0,60 t et dont la garde au sol n’ex­cède pas 0,60 m;
c.
catégor­ie T3: trac­teurs dont le poids à vide n’ex­cède pas 0,60 t;
d.
catégor­ie T4: trac­teurs dont les sous-catégor­ies suivantes ont une af­fect­a­tion par­ticulière:
1.
catégor­ie T4.1: trac­teurs en­jambeurs qui sont con­çus pour trav­ailler des cul­tures hautes en ligne, pos­sèdent un châssis surélevé et dont la garde au sol en po­s­i­tion de trav­ail est supérieure à 1,00 m,
2.
catégor­ie T4.2: trac­teurs de grande largeur,
3.
catégor­ie T4.3: trac­teurs à basse garde au sol et à quatre roues mo­trices, équipés d’une ou plusieurs prises de force, d’un poids garanti n’ex­cé­dant pas 10 t et d’un rap­port entre le poids garanti et le poids à vide in­férieur à 2,5, et dont le centre de grav­ité est in­férieur à 0,85 m au‑des­sus du sol.

4 Les voit­ures auto­mo­biles de la catégor­ie C sont des trac­teurs à chenilles au sens du règle­ment (UE) no 167/2013 qui sont spé­ciale­ment con­çus pour un us­age ag­ri­cole et foresti­er. Elles sont classées dans les mêmes sous-catégor­ies que les trac­teurs de la catégor­ie T.

5 Un in­dice est ajouté à l’in­dic­atif de catégor­ie des trac­teurs des catégor­ies T et C en fonc­tion de la vitesse max­i­m­ale par con­struc­tion:

a.
«a» pour les trac­teurs dont la vitesse max­i­m­ale par con­struc­tion n’ex­cède pas 40 km/h;
b.
«b» pour les trac­teurs dont la vitesse max­i­m­ale par con­struc­tion est supérieure à 40 km/h.

6 Pour la clas­si­fic­a­tion d’un véhicule trac­teur des­tiné à tirer une semi-remorque, une remorque à ti­mon ri­gide ou une remorque à es­sieu cent­ral, il y a lieu de pren­dre en con­sidéra­tion la charge du ti­mon ou la charge de la sel­lette d’ap­pui.

86 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

Art. 13 Genres de voitures automobiles de travail  

1 Les «voit­ures auto­mo­biles de trav­ail» sont des voit­ures auto­mo­biles avec lesquelles on n’ef­fec­tue pas de trans­ports de choses, mais qui sont con­stru­ites pour faire un trav­ail (sci­er, fraiser, fendre, battre, sou­lever ou dé­pla­cer des charges, ex­écuter des travaux de ter­rasse­ment, dénei­ger, etc.) et ne dis­posent que d’un pont de charge ré­duit pour l’outill­age et le car­bur­ant. Leur moteur peut aus­si bi­en ser­vir à propulser le véhicule qu’à en­traîn­er les en­gins de trav­ail.

2 Sont as­similées aux voit­ures auto­mo­biles de trav­ail:

a.
les voit­ures auto­mo­biles au sens de l’al. 1, qui per­mettent le chargement pro­vis­oire d’une marchand­ise à trans­former, dur­ant le pro­ces­sus de trav­ail;
b.
les voit­ures auto­mo­biles mu­nies d’une benne, ser­vant à dé­pla­cer les matéri­aux sur les chanti­ers et n’em­prunt­ant la voie pub­lique que pour des trans­ferts à vide;
c.
les voit­ures auto­mo­biles équipées d’en­gins de trav­ail qui trans­portent sur de cour­tes dis­tances des matéri­aux qu’ils char­gent ou déchar­gent en roul­ant lors de l’en­tre­tien des routes;
d.87
les voit­ures auto­mo­biles des ser­vices du feu et de la pro­tec­tion civile qui trans­portent ex­clus­ive­ment des per­sonnes ou du matéri­el ap­par­ten­ant à l’or­gan­isa­tion con­cernée.

3 On dis­tingue les genres de voit­ures auto­mo­biles de trav­ail suivants:

a.
les «ma­chines de trav­ail» sont des voit­ures auto­mo­biles de trav­ail dont la vitesse max­i­m­ale dé­passe 30 km/h, par con­struc­tion (tolérance: 10 %);
b.
les «chari­ots de trav­ail» sont des voit­ures auto­mo­biles de trav­ail dont la vitesse max­i­m­ale ne peut dé­pass­er 30 km/h, par con­struc­tion (tolérance: 10 %).

4 Les voit­ures auto­mo­biles de trav­ail peuvent être im­ma­tric­ulées comme voit­ures auto­mo­biles de trans­port si elles ré­pond­ent à toutes les pre­scrip­tions ap­plic­ables à ces véhicules et si les en­gins de trav­ail ne masquent pas not­a­ble­ment la vis­ib­il­ité du con­duc­teur ni n’en­tra­vent la cir­cu­la­tion.

87 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253). Er­rat­um du 19 fév. 2019 (RO 2019685).

Chapitre 3 Autres véhicules automobiles

Art. 14 Motocycles 88  

Sont réputés «mo­to­cycles» les véhicules suivants, pour autant qu’il ne s’agisse pas de cyc­lo­moteurs (art. 18):89

a.90
les véhicules auto­mo­biles à deux roues placées l’une der­rière l’autre, avec ou sans side-car;
b.91
les «mo­to­cycles légers», c’est-à-dire:
1.
les véhicules auto­mo­biles à deux roues dont la vitesse max­i­m­ale ne dé­passe pas 45 km/h de par leur con­struc­tion, dont la puis­sance du moteur n’ex­cède pas 4,00 kW et dont la cyl­indrée du moteur à al­lu­mage com­mandé n’est pas supérieure à 50 cm3,
2.
les véhicules auto­mo­biles à trois roues dont la vitesse max­i­m­ale ne dé­passe pas 45 km/h de par leur con­struc­tion, dont la puis­sance du moteur n’ex­cède pas 4,00 kW, dont la cyl­indrée du moteur n’est pas supérieure à 50 cm3 dans le cas d’un moteur à al­lu­mage com­mandé ou à 500 cm3 dans le cas d’un moteur à al­lu­mage par com­pres­sion, et dont le poids au sens de l’art. 136, al. 1, n’ex­cède pas 0,27 t,
3.
les «vélos-tax­is élec­triques», c’est-à-dire les véhicules à deux roues ou plus et à propul­sion élec­trique, dont la puis­sance du ou des moteurs n’ex­cède pas 2,00 kW au total, dont la vitesse max­i­m­ale ne dé­passe pas 20 km/h de par leur con­struc­tion, qui sont éven­tuelle­ment équipés d’une as­sist­ance au pédalage jusqu’à 25 km/h, dont le poids au sens de l’art. 136, al. 1, n’ex­cède pas 0,27 t et dont le poids total n’ex­cède pas 0,45 t;
c.92
les «luges à moteur», c’est-à-dire les véhicules auto­mo­biles à chenilles qui ne sont pas di­rigés par le bloc­age d’une chenille et dont le poids au sens de l’art. 136, al. 1, n’ex­cède pas 0,45 t, pour autant qu’il ne s’agisse pas de quad­ri­cycles légers à moteur, de quad­ri­cycles à moteur, de monoaxes ou de voit­ures à bras équipées d’un moteur.

88 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

89 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

90 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 15 avr. 2015, en vi­gueur depuis le 1er juin 2015 (RO 2015 1321).

91 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

92 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

Art. 15 Quadricycles légers à moteur, quadricycles à moteur et tricycles à moteur  

1 Sont réputés «tri­cycles à moteur» les véhicules auto­mo­biles à trois roues montées symétrique­ment, d’un poids au sens de l’art. 136, al. 1, qui n’ex­cède pas 1,00 t, pour autant qu’ils ne soi­ent pas con­sidérés comme des mo­to­cycles légers.93

2 Sont réputés «quad­ri­cycles légers à moteur» les véhicules auto­mo­biles à quatre roues dont la vitesse max­i­m­ale ne dé­passe pas 45 km/h de par leur con­struc­tion, dont la puis­sance du moteur ne dé­passe pas 4,00 kW en cas de carros­ser­ie ouverte ou 6,00 kW en cas de carros­ser­ie fer­mée, dont la cyl­indrée du moteur n’est pas supérieure à 50 cm3 dans le cas d’un moteur à al­lu­mage com­mandé ou à 500 cm3 dans le cas d’un moteur à al­lu­mage par com­pres­sion, et dont le poids au sens de l’art. 136, al. 1, n’ex­cède pas 0,425 t.94

3 Sont réputés «quad­ri­cycles à moteur» les véhicules auto­mo­biles à quatre roues dont le poids au sens de l’art. 136, al. 1, n’ex­cède pas 0,45 t s’il s’agit de véhicules af­fectés au trans­port de per­sonnes ou 0,60 t s’il s’agit de véhicules af­fectés au trans­port de choses.95

4 Les quad­ri­cycles légers à moteur, les quad­ri­cycles à moteur et les tri­cycles à moteur avec lesquels on ne peut ef­fec­tuer des trans­ports de choses, mais qui sont con­stru­its pour faire un trav­ail et ne dis­posent que d’un pont de charge ré­duit pour l’outill­age et le car­bur­ant, sont con­sidérés comme voit­ures auto­mo­biles de trav­ail au sens des art. 10, al. 1, et 13.

93 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 10 juin 2005, en vi­gueur depuis le 1er oct. 2005 (RO 2005 4111).

94 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

95 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

Art. 16 Roues jumelées 96  

Pour la clas­si­fic­a­tion des véhicules auto­mo­biles selon les art. 14 et 15, deux roues jumelées comptent pour une seule si la dis­tance entre les centres des sur­faces de con­tact des pneu­matiques sur la chaussée ne dé­passe pas 460 mm.

96 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

Art. 17 Monoaxes, voitures à bras équipées d’un moteur 97  

1 Les «monoaxes» sont des véhicules auto­mo­biles à deux roues placées l’une à côté de l’autre, ou à une seule roue, qui sont con­duits par une per­sonne à pied ou sont reliés à une remorque par une ar­tic­u­la­tion, et des véhicules sim­il­aires à chenilles. La présence de roul­ettes de sou­tien n’em­pêche pas de class­er le véhicule comme monoaxe.

2 Les «voit­ures à bras équipées d’un moteur» sont des véhicules auto­mo­biles à plusieurs es­sieux, à trois roues ou plus, qui sont con­stru­its ex­clus­ive­ment pour être con­duits par une per­sonne à pied, et des véhicules sim­il­aires à chenilles.

97 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

Art. 18 Cyclomoteurs 98  

Sont réputés «cyc­lo­moteurs»:

a.
les véhicules mono­places, à roues placées l’une der­rière l’autre, pouv­ant at­teindre une vitesse de 30 km/h au max­im­um de par leur con­struc­tion, dont la puis­sance du ou des moteurs n’ex­cède pas 1,00 kW au total et équipés:99
1.
d’un moteur à com­bus­tion dont la cyl­indrée n’est pas supérieure à 50 cm3, ou
2.100
d’un sys­tème de propul­sion élec­trique et d’une éven­tuelle as­sist­ance au pédalage jusqu’à 45 km/h;
b.
les «cyc­lo­moteurs légers», c’est-à-dire les véhicules équipés d’un sys­tème de propul­sion élec­trique, dont la puis­sance du ou des moteurs n’ex­cède pas 0,50 kW au total, pouv­ant at­teindre une vitesse de 20 km/h au max­im­um de par leur con­struc­tion et éven­tuelle­ment équipés d’une as­sist­ance au pédalage jusqu’à 25 km/h, et:101
1.102
qui ont deux places au plus,
2.103
qui sont spé­ciale­ment con­çus pour trans­port­er une per­sonne han­di­capée,
3.104
qui sont com­posés d’un en­semble spé­cial cycle-fauteuil roul­ant105, ou
4.106
qui sont spé­ciale­ment con­çus pour trans­port­er au max­im­um deux en­fants sur des places as­sises protégées;
c.107
les «fauteuils roul­ants mo­tor­isés», c’est-à-dire les véhicules con­çus pour les per­sonnes à mo­bil­ité ré­duite, ay­ant leur propre sys­tème de propul­sion, une vitesse de 30 km/h au max­im­um de par leur con­struc­tion, un ou des moteurs d’une puis­sance qui n’ex­cède pas 1,00 kW au total et une cyl­indrée qui n’est pas supérieure à 50 cm3dans le cas d’un moteur à com­bus­tion;
d.108
les «gyro­podes élec­triques», c’est-à-dire les véhicules à une place auto-équi­lib­rés à propul­sion élec­trique et:
1.
dont la puis­sance du ou des moteurs n’ex­cède pas 2,00 kW au total et sert es­sen­ti­elle­ment à main­tenir l’équi­libre du véhicule,
2.
d’une vitesse de 20 km/h au max­im­um de par leur con­struc­tion, et
3.
éven­tuelle­ment équipés d’une as­sist­ance au pédalage jusqu’à 25 km/h.

98 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

99 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

100 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

101 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

102 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

103 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 29 nov. 2013, en vi­gueur depuis le 1er janv. 2014 (RO 2013 4693).

104 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 29 nov. 2013, en vi­gueur depuis le 1er janv. 2014 (RO 2013 4693).

105 Nou­velle ex­pres­sion selon le ch. I de l’O du 15 avr. 2015, en vi­gueur depuis le 1er juin 2015 (RO 2015 1321). Il a été tenu compte de cette mod. dans tout le texte.

106 In­troduit par le ch. I de l’O du 29 nov. 2013, en vi­gueur depuis le 1er janv. 2014 (RO 2013 4693).

107 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

108 In­troduite par le ch. I de l’O du 15 avr. 2015 (RO 2015 1321). Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

Chapitre 4 Véhicules sans moteur

Art. 19 Remorques  

1 Les «remorques» sont des véhicules sans dis­pos­i­tif de propul­sion propre, con­stru­its pour être tirés par d’autres véhicules auxquels elles sont reliées au moy­en d’un dis­pos­i­tif d’at­tel­age pivotant ap­pro­prié. Les dis­pos­i­tifs d’at­tel­age montés sur roues ne sont pas con­sidérés comme des remorques.109

2 Si un véhicule auto­mobile est tracté au moy­en d’un ti­mon, comme une remorque, les pre­scrip­tions con­cernant les remorques s’ap­pli­quent par ana­lo­gie.

109 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

Art. 20 Remorques de transport selon le droit suisse  

1 Les «remorques de trans­port» sont des remorques af­fectées au trans­port de per­sonnes ou de choses. Celles dont la carros­ser­ie sert de loc­al (atelier, ma­gas­in de vente, loc­al d’ex­pos­i­tion, bur­eau, labor­atoire, etc.) sont égale­ment con­sidérées comme des remorques de trans­port.110

2 On dis­tingue les genres de remorques de trans­port suivants:

a.
les «remorques af­fectées au trans­port de choses» sont des remorques mu­nies d’un pont de charge, d’une citerne ou d’un autre com­par­ti­ment de charge des­tinées au trans­port de choses;
b.
les «remorques af­fectées au trans­port de per­sonnes» sont des remorques amén­agées spé­ciale­ment pour le trans­port de pas­sagers;
c.111
les «cara­vanes» sont des remorques, dont au moins les trois quarts du volume dispon­ible (y com­pris le com­par­ti­ment à ba­gages) sont amén­agés en es­pace hab­it­able;
d.
les «remorques pour en­gins de sport» sont des remorques spé­ciale­ment con­çues pour le trans­port d’en­gins de sports aéri­ens ou naut­iques et de véhicules de com­péti­tion, etc.; les remorques pour le trans­port de che­vaux de selle leur sont as­similées.

3 D’après leur con­struc­tion, on dis­tingue les remorques de trans­port suivantes:

a.
les «remorques nor­males» sont celles dont le dis­pos­i­tif d’at­tel­age (ti­mon) peut pivoter dans le sens ver­tic­al;
b.112
les «remorques af­fectées au trans­port de longs matéri­aux» sont des remorques sans pont de chargement ni com­par­ti­ment de charge, com­posées de deux élé­ments où re­pose le chargement ou dont le chargement est aus­si ré­parti sur le véhicule trac­teur. Les deux élé­ments de la remorque, soit le véhicule trac­teur et sa remorque, peuvent être rat­tachés par un pont aux­ili­aire, une autre pièce d’at­tel­age ou seule­ment par le chargement.
c.
les «semi-remorques» sont des remorques ac­couplées à un véhicule trac­teur (trac­teur à sel­lette) de man­ière à re­poser parti­elle­ment sur lui. Le véhicule trac­teur sup­porte une part im­port­ante du poids de la remorque et de son chargement;
cbis.113
les «remorques à ti­mon ri­gide» sont des remorques dont le ti­mon ne peut pivoter que légère­ment dans le sens ver­tic­al et trans­met, de par sa con­struc­tion, une charge ver­ticale au véhicule trac­teur;
d.114
les «remorques à es­sieu cent­ral» sont des remorques à ti­mon ri­gide dont le ou les es­sieux sont situés le plus près pos­sible du centre de grav­ité de la remorque et dont le ti­mon ne trans­met ain­si qu’une faible charge ver­ticale au véhicule trac­teur;
e.
les «remorques fixes» sont des remorques reliées au véhicule trac­teur de man­ière à pivoter seule­ment dans le sens ver­tic­al;
f.115
les «traîneaux» sont des remorques d’une vitesse max­i­m­ale de 20 km/h, tractées parti­elle­ment ou totale­ment sur des pat­ins.

4 Les ti­mons ar­tic­ulés à réglage hy­draul­ique qui trans­mettent une charge ver­ticale au véhicule trac­teur sont con­sidérés comme des ti­mons ri­gides.116

110 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 28 mars 2007, en vi­gueur depuis le 1erjuil.2007 (RO 2007 2109).

111 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 6 sept. 2000, en vi­gueur depuis le 15 oct. 2000 (RO 2000 2433).

112 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 14 oct. 2009, en vi­gueur depuis le 1er avr. 2010 (RO 2009 5705).

113 In­troduite par le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

114 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

115 In­troduite par le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

116 In­troduit par le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

Art. 21 Classification des remorques selon le droit de l’UE 117  

1 Les remorques de la catégor­ie O sont des remorques de trans­port au sens de la dir­ect­ive 2007/46/CE. Elles sont classées dans les catégor­ies suivantes:

a.
catégor­ie O1: remorques dont le poids garanti ne dé­passe pas 0,75 t;
b.
catégor­ie O2: remorques dont le poids garanti dé­passe 0,75 t, mais n’ex­cède pas 3,50 t;
c.
catégor­ie O3: remorques dont le poids garanti dé­passe 3,50 t, mais n’ex­cède pas 10,00 t;
d.
catégor­ie O4: remorques dont le poids garanti dé­passe 10,00 t.

2 Les remorques de la catégor­ie R sont des remorques de trans­port au sens du règle­ment (UE) no 167/2013 spé­ciale­ment con­çues pour un us­age ag­ri­cole et foresti­er. Elles sont classées dans les catégor­ies suivantes:

a.
catégor­ie R1: remorques dont le poids garanti ne dé­passe pas 1,50 t;
b.
catégor­ie R2: remorques dont le poids garanti dé­passe 1,50 t, mais n’ex­cède pas 3,50 t;
c.
catégor­ie R3: remorques dont le poids garanti dé­passe 3,50 t, mais n’ex­cède pas 21,00 t;
d.
catégor­ie R4: remorques dont le poids garanti dé­passe 21,00 t.

3 Les remorques de la catégor­ie S sont des remorques de trav­ail au sens du règle­ment (UE) no 167/2013 qui sont spé­ciale­ment con­çues pour un us­age ag­ri­cole et foresti­er. Elles sont classées dans les catégor­ies suivantes:

a.
Catégor­ie S1: remorques dont le poids garanti ne dé­passe pas 3,50 t;
b.
Catégor­ie S2: remorques dont le poids garanti dé­passe 3,50 t.

4 Un in­dice est ajouté à l’in­dic­atif de catégor­ie des remorques visées aux al. 2 et 3 en fonc­tion de la vitesse max­i­m­ale par con­struc­tion:

a.
«a» pour les remorques dont la vitesse max­i­m­ale par con­struc­tion n’ex­cède pas 40 km/h;
b.
«b» pour les remorques dont la vitesse max­i­m­ale par con­struc­tion est supérieure à 40 km/h.

5 Pour la clas­si­fic­a­tion des semi-remorques, des remorques à ti­mon ri­gide et des remorques à es­sieu cent­ral, le poids garanti déter­min­ant est égal à la charge trans­mise au sol par le ou les es­sieux de la remorque, lor­sque celle-ci est at­telée au véhicule trac­teur et qu’elle est char­gée jusqu’à la lim­ite max­i­m­ale tech­nique­ment ad­miss­ible. La charge du ti­mon ou la charge de la sel­lette d’ap­pui doit être prise en con­sidéra­tion pour le véhicule trac­teur.

117 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

Art. 22 Genres de remorques de travail  

1 Les «remorques de trav­ail» sont des remorques qui ne sont pas util­isées pour des trans­ports de choses mais qui ser­vent d’en­gins de trav­ail et qui n’ont qu’une sur­face de charge ré­duite pour l’outill­age et le car­bur­ant.118

2 Leur sont as­similées les remorques:

a.119
au sens de l’al. 1, dotées d’une ca­pa­cité de chargement per­met­tant de char­ger ou déchar­ger pro­vis­oire­ment une marchand­ise produite ou né­ces­saire dur­ant le pro­ces­sus de trav­ail et dont le rap­port entre le poids garanti et le poids à vide est in­férieur à 3,0;
b.
ser­vant au trans­port d’ac­cessoires, d’outill­age ou de car­bur­ant pour la voit­ure auto­mobile de trav­ail à laquelle elles sont at­telées;
c.120
...
d.
équipées d’en­gins de trav­ail et trans­port­ant, sur de cour­tes dis­tances, des matéri­aux qu’elles char­gent ou déchar­gent en roul­ant lors de l’en­tre­tien des routes;
e.
con­stru­ites de man­ière à ne pouvoir trans­port­er qu’un en­gin de trav­ail déter­miné sans autre pos­sib­il­ité de chargement;
f.
des ser­vices du feu et de la pro­tec­tion civile.

3 Les remorques de trav­ail peuvent être im­ma­tric­ulées comme remorques de trans­port si elles ré­pond­ent à toutes les pre­scrip­tions ap­plic­ables et si les en­gins de trav­ail n’en­tra­vent pas la cir­cu­la­tion.

4 Les remorques selon l’al. 2 sont désignées comme remorques de trav­ail, tandis que celles dont la carros­ser­ie sert de loc­al (art. 20, al. 1) sont qual­i­fiées sim­ple­ment de remorques, le per­mis pré­cis­ant toute­fois leur us­age.

118 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 sept. 1998, en vi­gueur depuis le 1er oct. 1998 (RO 1998 2352).

119 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

120 Ab­ro­gée par le ch. I de l’O du 28 mars 2007, avec ef­fet au 1erjuil. 2007 (RO 2007 2109).

Art. 23 Voitures à bras, véhicules à traction animale 121  

1 Les «voit­ures à bras», les «char­rettes» et les «luges» sont des véhicules sans dis­pos­i­tif d’en­traîne­ment propre qui sont tirés ou poussés par une per­sonne à pied.

2 Les «véhicules à trac­tion an­i­male», traîneaux com­pris, sont des véhicules sans dis­pos­i­tif d’en­traîne­ment propre, con­çus pour être at­telés à des an­imaux.

3 ...122

121 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

122 Ab­ro­gé par le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, avec ef­fet au 1er fév. 2019 (RO 2019253).

Art. 23a Chaises de handicapé 123  

Les pre­scrip­tions re­l­at­ives aux voit­ures à bras (art. 211) s’ap­pli­quent par ana­lo­gie aux chaises de han­di­capé non mo­tor­isées qui sont poussées par une per­sonne à pied ou mues par la per­sonne han­di­capée elle-même, p. ex. au moy­en de cer­ceaux fixés aux roues ou de maniv­elles.

123 In­troduit par le ch. I de l’O du 10 juin 2005 (RO 2005 4111). Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 28 mars 2007, en vi­gueur depuis le 1erjuil.2007 (RO 2007 2109).

Art. 24 Cycles et vélos d’enfants 124  

1 Les «cycles» sont des véhicules à deux roues au moins, en­traînés ex­clus­ive­ment par la force trans­mise à des mécan­ismes par les per­sonnes se trouv­ant sur les­dits véhicules. Les vélos d’en­fants et les fauteuils roul­ants ne sont pas con­sidérés comme des cycles.125

2 Les «vélos d’en­fants» sont des véhicules qui, tout en ré­pond­ant à la défin­i­tion du cycle, sont prévus spé­ci­fique­ment pour être util­isés par des en­fants en âge préscol­aire.126

3 Les pre­scrip­tions re­l­at­ives aux cycles à voies mul­tiples s’ap­pli­quent, par ana­lo­gie, aux en­sembles cycle-fauteuil roul­ant, à l’ex­cep­tion des cycles avec élé­ment remor­qué (art. 210, al. 5).127

124 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 15 mai 2002, en vi­gueur depuis le 1er août 2002 (RO 2002 1938).

125 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

126 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 10 juin 2005, en vi­gueur depuis le 1er oct. 2005 (RO 2005 4111).

127 In­troduit par le ch. I de l’O du 17 août 2005 (RO 2005 4515). Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 28 mars 2007, en vi­gueur depuis le 1erjuil.2007 (RO 2007 2109).

Chapitre 5 Véhicules spéciaux128

128 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 6 sept. 2000, en vigueur depuis le 15 oct. 2000 (RO 2000 2433).

Art. 25 Définition  

1 Sont réputés «véhicules spé­ci­aux» les véhicules qui, en rais­on de l’us­age spé­cial auquel ils sont des­tinés ou d’autres mo­tifs con­traignants, ne peuvent ré­pon­dre aux pre­scrip­tions con­cernant les di­men­sions, le poids ou le mouvement gir­atoire.

2 Les véhicules spé­ci­aux ne sont ad­mis à cir­culer que si l’us­age auquel ils sont des­tinés ex­ige une dérog­a­tion aux pre­scrip­tions et qu’ils ne com­pro­mettent pas la sé­cur­ité routière.

3 La déliv­rance d’autor­isa­tions spé­ciales pour l’util­isa­tion de véhicules spé­ci­aux se fonde sur les art. 78 à 85 OCR.

Art. 26 Véhicules à chenilles  

1 Les véhicules à chenilles sont con­sidérés comme des véhicules spé­ci­aux.

2 Font ex­cep­tion, lor­squ’ils sont mu­nis de chenilles, les monoaxes et les voit­ures à bras équipées d’un moteur qui sont con­duits par une per­sonne à pied et auxquels aucune remorque n’est at­telée.

Art. 27 Véhicules agricoles et forestiers ayant une largeur hors normes 129  

1 Les chari­ots de trav­ail ag­ri­coles et foresti­ers et les remorques de trav­ail ag­ri­coles et forestières ay­ant une largeur hors normes sont im­ma­tric­ulés comme les véhicules spé­ci­aux (art. 25) si cette largeur ne dé­passe pas 3,50 m.130

1bis Les autres véhicules ag­ri­coles et foresti­ers dont la largeur n’ex­cède 2,55 m qu’en rais­on du mont­age de pneu­matiques larges (art. 60, al. 6), de chenilles en caoutchouc, d’éven­tuels dis­pos­i­tifs de re­couvre­ment des roues en matériau mou ou d’en­gins de trav­ail sont ad­mis comme des véhicules spé­ci­aux jusqu’à une largeur de 3,00 m. En ce qui con­cerne les pneu­matiques et les chenilles, il doit ex­ister, du type de véhicule en ques­tion, un mod­èle dont la largeur at­teint 2,55 m au max­im­um.131

1ter La largeur d’une remorque spé­ciale con­forme à l’al. 1bis ne doit pas dé­pass­er celle du véhicule trac­teur (art. 38, al. 1bis), sauf si ce derni­er est muni de pneu­matiques larges, de pneus jumelés ou de chenilles en caoutchouc. Dans ce cas, la largeur de la remorque doit être in­diquée de man­ière bi­en vis­ible sur le véhicule trac­teur.132

2 Les véhicules ag­ri­coles et foresti­ers suivants présent­ant une largeur hors normes peuvent cir­culer sans autor­isa­tion et ne sont pas con­sidérés comme véhicules spé­ci­aux:

a.
les véhicules auto­mo­biles ag­ri­coles et foresti­ers équipés, à titre tem­po­raire, d’en­gins sup­plé­mentaires né­ces­saires, tant que leur largeur ne dé­passe pas 3,50 m;
b.
les véhicules auto­mo­biles ag­ri­coles et foresti­ers équipés, à titre tem­po­raire, de pneus jumelés ou de roues d’ad­hérence né­ces­saires, tant que leur largeur ne dé­passe pas 3,00 m;
c.133
les remorques ag­ri­coles et forestières équipées, à titre tem­po­raire, de pneus jumelés, de roues d’ad­hérence ou d’en­gins sup­plé­mentaires né­ces­saires, tant que leur largeur ne dé­passe pas 3,00 m.

3 La largeur des remorques con­formes à l’al. 2, let. c, ne doit pas dé­pass­er celle du véhicule trac­teur (art. 38, al. 1bis), sauf si ce derni­er est muni de pneu­matiques larges, de pneus jumelés ou de chenilles en caoutchouc. Dans ce cas, la largeur de la remorque doit être in­diquée de man­ière bi­en vis­ible sur le véhicule trac­teur.134

129 Nou­velle ex­pres­sion selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253). Il n’a été tenu compte de cette mod. que dans les dis­pos­i­tions men­tion­nées au RO.

130 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 10 juin 2005, en vi­gueur depuis le 1er oct. 2005 (RO 2005 4111).

131 In­troduit par le ch. I de l’O du 10 juin 2005 (RO 2005 4111). Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

132 In­troduit par le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

133 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

134 In­troduit par le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

Art. 28 Autres véhicules ayant une largeur hors normes  

Les véhicules suivants ay­ant une largeur hors normes peuvent cir­culer sans autor­isa­tion et ne sont pas con­sidérés comme véhicules spé­ci­aux:

a.135
les véhicules auto­mo­biles équipés, à titre tem­po­raire, d’en­gins sup­plé­mentaires né­ces­saires dont la largeur ne dé­passe pas 3,50 m ou d’en­gins de dénei­ge­ment né­ces­saires, montés à titre tem­po­raire;
b.136
les trac­teurs im­ma­tric­ulés en tant que véhicules in­dus­tri­els et dont la vitesse max­i­m­ale n’ex­cède pas 40 km/h et les chari­ots à moteur qui, pour ef­fec­tuer des courses en re­la­tion avec les be­soins d’une ex­ploit­a­tion ag­ri­cole ou forestière (art. 87 OCR137), sont équipés, à titre tem­po­raire, de pneus jumelés ou de roues d’ad­hérence, tant que leur largeur ne dé­passe pas 3,00 m;
c.138
les remorques im­ma­tric­ulées en tant que véhicules in­dus­tri­els qui, pour ef­fec­tuer des courses en re­la­tion avec les be­soins d’une ex­ploit­a­tion ag­ri­cole ou forestière (art. 87 OCR), sont équipées, à titre tem­po­raire, de pneus jumelés, de roues d’ad­hérence ou d’en­gins, tant que leur largeur ne dé­passe pas celle du véhicule trac­teur.

135 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 août 2002, en vi­gueur depuis le 1er janv. 2003 (RO 2002 3218).

136 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

137 RS 741.11

138 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

Art. 28a Véhicules munis d’engins de déneigement qui dépassent largement vers l’avant 139  

Les véhicules mu­nis à titre tem­po­raire d’en­gins de dénei­ge­ment qui dé­pas­sent de plus de 3,00 m vers l’av­ant à compt­er du centre du dis­pos­i­tif de dir­ec­tion (art. 38, al. 3) peuvent cir­culer sans autor­isa­tion et ne sont pas con­sidérés comme véhicules spé­ci­aux.

139 In­troduit par le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

Deuxième partie Contrôle en vue de l’immatriculation, contrôle subséquent et service antipollution 140

140 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vigueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

Chapitre 1 Contrôle en vue de l’immatriculation141

141 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vigueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

Art. 29 Principe  

1 Pour les véhicules auto­mo­biles et leurs remorques, il faut procéder à un con­trôle of­fi­ciel av­ant leur im­ma­tric­u­la­tion afin de déter­miner s’ils sat­is­font aux pre­scrip­tions sur la con­struc­tion et l’équipe­ment.

2 Il n’est pas né­ces­saire de procéder à un con­trôle en vue de l’im­ma­tric­u­la­tion au sens des art. 30 à 32 pour les cyc­lo­moteurs. La procé­dure d’im­ma­tric­u­la­tion de ces derniers se fonde sur les art. 90 à 96 OAC142.

3 Il n’est pas né­ces­saire de procéder à un con­trôle can­ton­al en vue de l’im­ma­tric­ula­tion pour les véhicules milit­aires et les véhicules qui relèvent de l’or­don­nance du 4 novembre 2009 sur le trans­port de voy­ageurs143.

4 Les modi­fic­a­tions ap­portées aux véhicules entre le con­trôle en vue de l’im­ma­tricu­la­tion et l’im­ma­tric­u­la­tion elle-même doivent être no­ti­fiées à l’autor­ité d’im­ma­tricu­la­tion et con­trôlées con­formé­ment à l’art. 34, al. 2.

Art. 30 Contrôle de véhicules neufs; contrôle administratif  

1 Pour les véhicules neufs, la preuve du re­spect des pre­scrip­tions sur la con­struc­tion et l’équipe­ment est ap­portée au moy­en:

a.
d’un rap­port d’ex­pert­ise dû­ment re­m­pli et signé par le tit­u­laire de la ré­cep­tion par type ou de la fiche de don­nées, ou
b.144
...

2 Sont réputés neufs les véhicules qui:

a.
sont im­ma­tric­ulés pour la première fois;
b.
ont été im­ma­tric­ulés à l’étranger il y a un an ou moins, si leur kilo­métrage n’ex­cède pas 2000 km ou s’ils n’ont pas été util­isés plus de 70 h.

144 Pas en­core en vi­gueur.

Art. 30a Contrôle de véhicules neufs; contrôle d’identification et contrôle de fonctionnement  

1 Si, pour un véhicule neuf, les doc­u­ments visés à l’art. 30, al. 1, font dé­faut, la preuve du re­spect des pre­scrip­tions sur la con­struc­tion et l’équipe­ment est ap­portée comme suit:

a.
s’il ex­iste un cer­ti­ficat de con­form­ité européen sous forme papi­er, un con­trôle d’iden­ti­fic­a­tion est ef­fec­tué dans le cas des voit­ures de tour­isme et des voit­ures auto­mo­biles ser­vant d’hab­it­a­tion d’un poids total de 3,50 t; un con­trôle de fonc­tion­nement est réal­isé pour les autres véhicules;
b.
s’il n’ex­iste pas de cer­ti­ficat de con­form­ité européen sous forme papi­er, un con­trôle de fonc­tion­nement est ef­fec­tué:
1.
s’il ex­iste une déclar­a­tion de con­form­ité au sens du règle­ment CEE-ONU no 0 et si toutes les autres ré­cep­tions né­ces­saires à titre com­plé­mentaire con­formé­ment à la ré­cep­tion générale UE cor­res­pond­ante sont fournies,
2.
si des ré­cep­tions et des marques de con­form­ité ont été délivrées par des États étrangers con­formé­ment au droit na­tion­al ou in­ter­na­tion­al énon­cé à l’an­nexe 2 ou au moins équi­val­ent aux pre­scrip­tions suisses,
3.
s’il ex­iste des déclar­a­tions de con­form­ité au sens des art. 2, let. f, et 14, ORT145,
4.
s’il ex­iste des rap­ports d’ex­pert­ise con­formes aux pre­scrip­tions énon­cées à l’an­nexe 2, qui ont été ét­ab­lis par des or­ganes d’ex­pert­ise in­diqués à l’an­nexe 2 ORT ou re­con­nus par l’OFROU selon l’art. 17, al. 2, ORT, ou
5.
si les déten­teurs béné­fi­cient de priv­ilèges et d’im­munités dip­lo­matiques ou con­su­laires.

2 Le con­trôle de fonc­tion­nement se lim­ite aux dis­pos­i­tifs les plus im­port­ants tels que la dir­ec­tion, les freins et l’éclair­age, ain­si qu’aux dis­pos­i­tifs d’at­tel­age des véhicules trac­teurs et des remorques.

3 Il ap­par­tient au re­quérant d’ap­port­er la preuve de l’équi­val­ence visée à l’al. 1, let. b, ch. 2.

Art. 30b Contrôle de véhicules neufs; examen technique approfondi  

Si, pour un véhicule neuf, les doc­u­ments visés à l’art. 30, al. 1, font dé­faut et si les con­di­tions énon­cées à l’art. 30a ne sont pas re­m­plies, la preuve du re­spect des pre­scrip­tions sur la con­struc­tion et l’équipe­ment est ap­portée au moy­en d’un ex­a­men tech­nique ap­pro­fondi. Il s’agit not­am­ment de véri­fi­er si le véhicule est con­forme aux pre­scrip­tions sur les émis­sions de gaz d’échap­pe­ment et le niveau son­ore et s’il of­fre toute sé­cur­ité pour l’us­age auquel il est des­tiné.

Art. 30c Contrôle de véhicules neufs; examen technique de composants ou de modifications  

S’agis­sant de véhicules pour lesquels il ex­iste seule­ment une partie des doc­u­ments visés à l’art. 30a, let b, ch. 1 à 4, ou de véhicules modi­fiés, les com­posants ou les modi­fic­a­tions non con­trôlés doivent faire l’ob­jet d’un ex­a­men tech­nique ap­pro­fondi.

Art. 31 Contrôle de véhicules qui ne sont pas neufs; contrôle de fonctionnement et examen technique approfondi  

1 Pour prouver que des véhicules qui ne sont pas neufs (art. 30, al. 2) re­spectent les pre­scrip­tions sur la con­struc­tion et l’équipe­ment, un con­trôle de fonc­tion­nement est ef­fec­tué:

a.
s’il ex­iste un rap­port d’ex­pert­ise dû­ment re­m­pli et signé par le tit­u­laire de la ré­cep­tion par type ou de la fiche de don­nées;
b.
s’il ex­iste un cer­ti­ficat de con­form­ité européen;
c.
s’il ex­iste une déclar­a­tion de con­form­ité au sens du règle­ment CEE-ONU no 0 et si toutes les autres ré­cep­tions né­ces­saires à titre com­plé­mentaire con­formé­ment à la ré­cep­tion générale UE cor­res­pond­ante sont fournies, ou
d.
si les déten­teurs béné­fi­cient de priv­ilèges et d’im­munités dip­lo­matiques ou con­su­laires.

2 Le con­trôle de fonc­tion­nement se lim­ite aux dis­pos­i­tifs les plus im­port­ants tels que la dir­ec­tion, les freins et l’éclair­age, ain­si qu’aux dis­pos­i­tifs d’at­tel­age des véhicules trac­teurs et des remorques.

3 Si les con­di­tions énon­cées à l’al. 1 ne sont pas re­m­plies, un ex­a­men tech­nique ap­pro­fondi est ef­fec­tué. Il s’agit not­am­ment de véri­fi­er si le véhicule est con­forme aux pre­scrip­tions sur les émis­sions de gaz d’échap­pe­ment et le niveau son­ore et s’il of­fre toute sé­cur­ité pour l’us­age auquel il est des­tiné.

Art. 31a Systèmes et composants de véhicules qui diffèrent de la réception par type du véhicule  

1 Les sys­tèmes et com­posants de véhicules qui diffèrent de la ré­cep­tion par type du véhicule sont sou­mis à un con­trôle de fonc­tion­nement si l’une des con­di­tions énon­cées à l’art. 30a, al. 1, let. b, ch. 2 à 4, est re­m­plie.

2 Dans les autres cas, les sys­tèmes et com­posants de véhicules qui diffèrent de la ré­cep­tion par type du véhicule sont sou­mis à un ex­a­men tech­nique ap­pro­fondi. Il s’agit not­am­ment de véri­fi­er s’ils of­frent toute sé­cur­ité pour l’us­age auquel ils sont des­tinés et s’ils ne présen­tent aucun risque sérieux pour l’en­viron­nement ou la santé pub­lique.

Art. 32 Contrôle garage  

1 Pour les véhicules béné­fi­ci­ant d’une ré­cep­tion par type ou d’une fiche de don­nées, l’autor­ité d’im­ma­tric­u­la­tion peut déléguer la ré­dac­tion du rap­port d’ex­pert­ise et le con­trôle de fonc­tion­nement à des per­sonnes qui of­frent toute garantie d’une ex­écu­tion ir­ré­proch­able.

2 La délég­a­tion peut s’étendre aux voit­ures auto­mo­biles légères, remorques dont le poids total ne dé­passe pas 3,50 t, mo­to­cycles, quad­ri­cycles légers à moteur, quad­ri­cycles à moteur et tri­cycles à moteur.

3 Elle ne s’ap­plique pas aux véhicules qui diffèrent du type ré­cep­tion­né.

4 L’autor­ité d’im­ma­tric­u­la­tion procède à des con­trôles par sond­age. Elle re­tire l’ha­bil­it­a­tion en cas de la­cunes graves ou répétées.

Chapitre 2 Contrôles subséquents 146

146 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vigueur depuis le 1er fév. 2019 (RO2019 253).

Art. 33 Contrôles périodiques obligatoires  

1 Les véhicules énumérés à l’al. 2 et ad­mis à cir­culer avec des plaques de con­trôle sont sou­mis péri­od­ique­ment à un con­trôle sub­séquent of­fi­ciel. L’autor­ité d’imma­tricu­la­tion con­voque les déten­teurs de ces véhicules audit con­trôle.147

1bis Le con­trôle sub­séquent com­prend:

a.
l’iden­ti­fic­a­tion du véhicule;
b.
les dis­pos­i­tifs de fre­in­age;
c.
la dir­ec­tion;
d.
les con­di­tions de vis­ib­il­ité;
e.
les dis­pos­i­tifs d’éclair­age et l’in­stall­a­tion élec­trique;
f.
les châssis, les es­sieux, les roues, les pneu­matiques et les sus­pen­sions;
g.
les autres in­stall­a­tions et dis­pos­i­tifs;
h.
le com­porte­ment en matière d’émis­sions.148

2 Les con­trôles sont ef­fec­tués aux in­ter­valles suivants:

a.149
un an après la première mise en cir­cu­la­tion, pour la première fois, puis an­nuelle­ment sur:
1.
les véhicules af­fectés au trans­port pro­fes­sion­nel de per­sonnes, à l’ex­cep­tion des véhicules util­isés con­formé­ment à l’art. 4, al. 1, let. d, OTR 2150,
2.
les auto­cars,
3.
les remorques af­fectées au trans­port de per­sonnes,
4.
les véhicules af­fectés au trans­port de marchand­ises dangereuses, pour lesquels un con­trôle sub­séquent an­nuel est re­quis selon la SDR151;
abis.152
deux ans après la première mise en cir­cu­la­tion, pour la première fois, puis deux ans après, et en­suite an­nuelle­ment sur:
1.
les cam­i­ons dont la vitesse max­i­m­ale dé­passe 45 km/h,
2.
les trac­teurs à sel­lette dont le poids total est supérieur à 3,50 t et la vitesse max­i­m­ale dé­passe 45 km/h,
3.
les remorques af­fectées au trans­port de choses dont le poids total est supérieur à 3,50 t et la vitesse max­i­m­ale autor­isée dé­passe 45 km/h;
b.153
quatre ans après la première mise en cir­cu­la­tion, pour la première fois, puis trois ans après, et en­suite tous les deux ans sur:
1.
les minibus,
2.
les voit­ures de liv­rais­on,
3.
les cam­i­ons dont la vitesse max­i­m­ale ne dé­passe pas 45 km/h,
4.
les trac­teurs à sel­lette dont le poids total n’ex­cède pas 3,5 t ou la vitesse max­i­m­ale ne dé­passe pas 45 km/h,
5.
les voit­ures auto­mo­biles ser­vant d’hab­it­a­tion et les voit­ures auto­mo­biles dont la carros­ser­ie sert de loc­al;
c.154
cinq ans, mais au plus tard six ans après la première mise en cir­cu­la­tion, pour la première fois, puis trois ans après, et en­suite tous les deux ans sur:
1.
les voit­ures de tour­isme, légères et lourdes,
2.
les mo­to­cycles,
3.
les quad­ri­cycles légers à moteur, les quad­ri­cycles à moteur et les tri­cycles à moteur,
4.155
les remorques de trans­port, y com­pris les remorques dont la carros­ser­ie sert de loc­al, dont le poids total ex­cède 0,75 t, pour autant qu’elles ne relèvent pas des let. a, ch. 3 ou 4, abis, ch. 3, ou e, ch. 5;
d.156
cinq ans après la première mise en cir­cu­la­tion, pour la première fois, puis tous les trois ans, sur:
1.
les trac­teurs in­dus­tri­els,
2.
les ma­chines de trav­ail;
e.157
cinq ans après la première mise en cir­cu­la­tion, pour la première fois, puis tous les cinq ans, sur:
1.
les chari­ots à moteur,
2.
les chari­ots de trav­ail,
3.
les véhicules ag­ri­coles et foresti­ers,
4.
les monoaxes,
5.158
les remorques dont le poids total ex­cède 0,75 t at­telées aux véhicules visés aux ch. 1 à 4,
6.159
les remorques de trav­ail, à l’ex­cep­tion des remorques dont le poids total n’ex­cède pas 0,75 t ain­si que les remorques du ser­vice du feu et de la pro­tec­tion civile.
7.160
les remorques de fo­rains et de cirques qui sont désignées comme tell­es dans le per­mis de cir­cu­la­tion et trans­portent ex­clus­ive­ment du matéri­el de fo­rains et de cirque.

2bis Si des véhicules visés à l’al. 2, let. abis, ne sont pas util­isés unique­ment pour le trafic in­térieur, le derni­er con­trôle of­fi­ciel du véhicule ne doit pas re­monter à plus d’une an­née. Les déten­teurs doivent veiller eux-mêmes à ce que le con­trôle sub­séquent soit ef­fec­tué en temps utile.161

3 Un véhicule peut faire l’ob­jet d’un con­trôle sub­séquent en tout temps, si le déten­teur le de­mande.162

4 ...163

5 Lor­sque les con­trôles sub­séquents sont ef­fec­tués par l’armée sur des véhicules im­ma­tric­ulés par les can­tons, l’armée in­forme l’autor­ité can­tonale d’im­ma­tric­u­la­tion du ré­sultat de son ex­a­men. Le con­trôle can­ton­al n’a pas lieu.164

6 Les véhicules dont les déten­teurs béné­fi­cient de priv­ilèges et d’im­munités dip­lo­matiques ou con­su­laires sont dis­pensés du con­trôle péri­od­ique ob­lig­atoire.165

7 S’agis­sant des moy­ens de con­trôle, l’art. 29, al. 4, est ap­plic­able.166

8 Les con­trôles sub­séquents doivent se faire con­formé­ment au sys­tème d’as­sur­ance qual­ité fixé con­jointe­ment par les can­tons.167

147 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

148 In­troduit par le ch. I de l’O du 15 juin 2001, en vi­gueur depuis le 1er juin 2002 (RO 2002 1181).

149 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 1er juil. 2017 (RO 2016 5133).

150 RS 822.222

151 RS 741.621

152 In­troduit par le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 1er juil. 2017 (RO 2016 5133).

153 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 janv. 2015, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2017 (RO 2015 465).

154 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 janv. 2015, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2017 (RO 2015 465).

155 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 1er juil. 2017 (RO 2016 5133).

156 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 janv. 2015, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2017 (RO 2015 465).

157 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 janv. 2015, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2017 (RO 2015 465).

158 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 1er juil. 2017 (RO 2016 5133).

159 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 1er juil. 2017 (RO 2016 5133).

160 In­troduit par le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er mai 2019 (RO 2019253).

161 In­troduit par le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 1er juil. 2017 (RO 2016 5133).

162 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 janv. 2015, en vi­gueur depuis le 1er avr. 2015 (RO 2015 465).

163 Ab­ro­gé par le ch. I de l’O du 15 avr. 2015, avec ef­fet au 1er juin 2015 (RO 2015 1321).

164 Nou­velle ten­eur selon le ch. II 3 de l’an­nexe à l’O du 23 fév. 2005 con­cernant les véhicules auto­mo­biles de la Con­fédéra­tion et leurs con­duc­teurs, en vi­gueur depuis le 1er mars 2005 (RO 20051167).

165 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 sept. 1998, en vi­gueur depuis le 1er oct. 1998 (RO 1998 2352).

166 In­troduit par le ch. I de l’O du 15 juin 2001, en vi­gueur depuis le 1er juin 2002 (RO 2002 1181).

167 In­troduit par le ch. I de l’O du 28 mars 2007, en vi­gueur depuis le 1erjuil.2007 (RO 2007 2109).

Art. 33a Respect des intervalles de contrôle 168  

Les can­tons prennent les mesur­es qui s’im­posent pour re­specter les in­ter­valles de con­trôle. Ils dotent not­am­ment les autor­ités des ca­pa­cités de con­trôle né­ces­saires. Ils peuvent au be­soin déléguer les tâches à des tiers qui garan­tis­sent une ex­écu­tion de celles-ci con­forme aux pre­scrip­tions.

168 In­troduit par le ch. I de l’O du 21 janv. 2015, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2017 (RO 2015 465).

Art. 34 Contrôle obligatoire extraordinaire  

1 La po­lice no­ti­fie à l’autor­ité d’im­ma­tric­u­la­tion les véhicules ay­ant subi des dom­mages im­port­ants lors d’ac­ci­dents ou présent­ant des dé­fec­tu­os­ités graves lors de con­trôles. Ceux-ci doivent faire l’ob­jet d’un con­trôle sub­séquent dans le can­ton de sta­tion­nement.169

2 Le déten­teur est tenu de no­ti­fi­er à l’autor­ité d’im­ma­tric­u­la­tion les trans­form­a­tions ap­portées aux véhicules. Av­ant de pouvoir util­iser à nou­veau un véhicule trans­formé, le déten­teur doit le sou­mettre à un con­trôle sub­séquent. Sont not­am­ment visés:170

a.
les change­ments touchant la clas­si­fic­a­tion du véhicule;
b.
les modi­fic­a­tions des di­men­sions, de l’em­patte­ment, de la voie, du poids;
c.
les in­ter­ven­tions qui mod­i­fi­ent les émis­sions de gaz d’échap­pe­ment ou le niveau son­ore. En l’oc­cur­rence, il faut ap­port­er la preuve que les pre­scrip­tions sur les émis­sions de gaz d’échap­pe­ment et le niveau son­ore en vi­gueur lors de la première mise en cir­cu­la­tion du véhicule sont ob­ser­vées;
d.
les dis­pos­i­tifs d’échap­pe­ment non ré­cep­tion­nés pour le type de véhicule con­sidéré;
e.
les modi­fic­a­tions ap­portées à la trans­mis­sion (ré­duc­tion de boîte de vitesse, ré­duc­tion d’es­sieu);
f.
roues non ré­cep­tion­nées pour le type de véhicule con­sidéré;
g.
modi­fic­a­tions des dis­pos­i­tifs de dir­ec­tion, des sys­tèmes de fre­in­age;
h.171
le mont­age d’un dis­pos­i­tif d’at­tel­age de remorques (art. 91, al. 1);
i.172
la mise hors ser­vice de dis­pos­i­tifs de re­tenue ou de parties de ceux-ci (p. ex. les airbags, les tendeurs de cein­tures), pour autant que le con­struc­teur ne l’ait pas prévue, que le con­duc­teur ne puisse y procéder lui-même et que la mise hors ser­vice soit in­diquée;
j.173
le fait de ne pas ré­parer des dis­pos­i­tifs de re­tenue ou des parties de ceux-ci (p. ex. les airbags, les tendeurs de cein­tures);
k.174
toute autre trans­form­a­tion im­port­ante.

2bis Sont dis­pensés de l’an­nonce et du con­trôle ob­lig­atoires les véhicules qui sont mu­nis tem­po­raire­ment d’un équipe­ment (art. 27, al. 2, 28 et 28a) qui ne dé­passe pas les di­men­sions autor­isées ain­si que le change­ment de su­per­struc­tures in­ter­change­ables.175

3 Le déten­teur est tenu de no­ti­fi­er à l’autor­ité d’im­ma­tric­u­la­tion les autres faits nou­veaux qui doivent faire l’ob­jet d’une in­scrip­tion dans le per­mis de cir­cu­la­tion.

4 Les véhicules ad­aptés à l’in­firm­ité d’une per­sonne han­di­capée con­formé­ment à l’art. 92, al. 1, doivent aus­si faire l’ob­jet d’un con­trôle sub­séquent.176

5 ...177

5bis ...178

6 Les autor­ités d’im­ma­tric­u­la­tion peuvent déléguer l’ex­a­men re­quis pour le mont­age, sur des voit­ures de tour­isme ou de liv­rais­on, de dis­pos­i­tifs d’at­tel­age de remorques dé­pour­vus de sys­tème de fre­in­age con­tinu autor­isés pour le type de véhicule à des per­sonnes ha­bil­itées à procéder au con­trôle gar­age (art. 32). Cette délég­a­tion de com­pétence peut être éten­due aux véhicules qui pos­sèdent une ré­cep­tion par type suisse, une fiche de don­nées ou un cer­ti­ficat de con­form­ité selon la dir­ect­ive 2007/46/CE.179

169 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

170 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 6 sept. 2000, en vi­gueur depuis le 15 oct. 2000 (RO 2000 2433).

171 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

172 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 6 sept. 2000, en vi­gueur depuis le 15 oct. 2000 (RO 2000 2433).

173 In­troduite par le ch. I de l’O du 6 sept. 2000, en vi­gueur depuis le 15 oct. 2000 (RO 2000 2433).

174 In­troduite par le ch. I de l’O du 6 sept. 2000, en vi­gueur depuis le 15 oct. 2000 (RO 2000 2433).

175 In­troduit par le ch. I de l’O du 6 sept. 2000 (RO 2000 2433). Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

176 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

177 In­troduit par le ch. I de l’O du 15 juin 2001 (RO 20021181). Ab­ro­gé par le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, avec ef­fet au 1er fév. 2019 (RO 2019253).

178 In­troduit par le ch. I de l’O du 16 nov. 2016 (RO 20165133). Ab­ro­gé par le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, avec ef­fet au 1er fév. 2019 (RO 2019253).

179 In­troduit par le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

Art. 34a Délégation des contrôles subséquents 180  

L’autor­ité d’im­ma­tric­u­la­tion peut déléguer les con­trôles sub­séquents à des en­tre­prises ou à des or­gan­isa­tions qui garan­tis­sent une ex­écu­tion ir­ré­proch­able. Font ex­cep­tion les con­trôles sub­séquents ef­fec­tués à la suite de no­ti­fic­a­tions de la po­lice (art. 34, al. 1).

180 In­troduit par le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

Chapitre 2a Dispositions communes aux contrôles en vue de l’immatriculation et aux contrôles subséquents181

181 Introduit par le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vigueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

Art. 34b  

1 Les con­trôles en vue de l’im­ma­tric­u­la­tion et les con­trôles sub­séquents doivent être réal­isés par des ex­perts de la cir­cu­la­tion. Font ex­cep­tion les con­trôles en vue de l’im­ma­tric­u­la­tion visés à l’art. 30, al. 1, et les con­trôles gar­age (art. 32).

2 Les con­trôles en vue de l’im­ma­tric­u­la­tion et les con­trôles sub­séquents réal­isés par une autor­ité d’im­ma­tric­u­la­tion sont re­con­nus par les autres. Sont égale­ment re­con­nus les con­trôles délégués à des per­sonnes qui ap­portent la preuve que le can­ton de sta­tion­nement les a ha­bil­itées à ef­fec­tuer le con­trôle gar­age (art. 32).

3 Si l’autor­ité d’im­ma­tric­u­la­tion n’est pas en mesure d’ef­fec­tuer elle-même cer­taines véri­fic­a­tions tech­niques, elle peut de­mander qu’un or­gane d’ex­pert­ise au sens de l’an­nexe 2 ORT182 procède à un con­trôle.

4 L’autor­ité d’im­ma­tric­u­la­tion peut de­mander une tra­duc­tion cer­ti­fiée con­forme des doc­u­ments re­quis, s’ils n’ont pas été rédigés en français, en al­le­mand, en it­ali­en ou en anglais.

5 Il con­vi­ent d’util­iser des moy­ens de con­trôle ap­pro­priés couram­ment dispon­ibles sur le marché. Ils doivent faire l’ob­jet d’un étalon­nage réguli­er; METAS est com­pétent en la matière. Si aucun étalon­nage n’est pos­sible, les moy­ens de con­trôle doivent être fab­riqués selon une norme na­tionale et in­diquer les ré­sultats con­formé­ment à celle-ci. Dans ce cas, ils doivent subir un en­tre­tien au moins une fois par an auprès de l’or­gane d’ex­pert­ise ou de tiers, con­formé­ment aux in­dic­a­tions du con­struc­teur.

6 Les remorques sont at­telées à un véhicule trac­teur ap­pro­prié pour être con­trôlées.

Chapitre 3 Entretien et contrôle subséquent du système antipollution

Art. 35 Entretien du système antipollution  

1 L’en­tre­tien du sys­tème an­ti­pol­lu­tion des voit­ures auto­mo­biles équipées d’un moteur à al­lu­mage com­mandé (art. 59a, al. 1, OCR) com­prend:

a.
le con­trôle des com­posants des véhicules qui in­flu­ent sur les émis­sions de gaz d’échap­pe­ment et de leur réglage, d’après les in­dic­a­tions du con­struc­teur;
b.
en cas de be­soin, le réglage, la re­mise en état ou le re­m­place­ment des com­posants con­sidérés;
c.
une mesure de la ten­eur en monoxyde de car­bone (CO), hy­dro­car­bures (HC) et gaz car­bo­nique (CO2) des gaz d’échap­pe­ment émis au ralenti et, en outre, sur les véhicules équipés d’un cata­lyseur réglé à trois voies, une mesure de la ten­eur en CO et en HC des gaz d’échap­pe­ment émis à un ré­gime ac­céléré, sans charge, d’après les valeurs de référence et les con­di­tions de mesure fixées par le con­struc­teur, au moy­en d’un ap­par­eil mesur­eur agréé pour les con­trôles of­fi­ciels.183

2 L’en­tre­tien du sys­tème an­ti­pol­lu­tion des voit­ures auto­mo­biles à al­lu­mage par com­pres­sion (art. 59a, al. 1, OCR) com­prend:

a.
le con­trôle des com­posants des véhicules qui in­flu­ent sur les émis­sions de gaz d’échap­pe­ment et de leur réglage, d’après les in­dic­a­tions du con­struc­teur, ain­si que des plombs et des sceaux in­diqués dans la fiche d’en­tre­tien du sys­tème an­ti­pol­lu­tion;
b.
en cas de be­soin, le réglage, la re­mise en état ou le re­m­place­ment des com­posants con­sidérés;
c.184
une mesure des émis­sions de fumées en ac­céléra­tion libre au moy­en d’un ap­par­eil mesur­eur agréé pour les con­trôles of­fi­ciels ou une mesure du nombre de partic­ules selon les ex­i­gences de l’OPair185 con­cernant l’en­tre­tien du sys­tème an­ti­pol­lu­tion des ma­chines de chanti­er ain­si que des ma­chines et en­gins équipés d’un moteur à com­bus­tion et non des­tinés à la cir­cu­la­tion routière.186

3 Sont ha­bil­itées à ef­fec­tuer les travaux d’en­tre­tien du sys­tème an­ti­pol­lu­tion les per­sonnes et en­tre­prises ét­ablies sur le ter­ritoire de la Con­fédéra­tion suisse ou sur le ter­ritoire dou­ani­er suisse, pos­séd­ant les con­nais­sances tech­niques, la doc­u­ment­a­tion pro­fes­sion­nelle, l’outill­age, les in­stall­a­tions né­ces­saires à l’ex­écu­tion cor­recte des travaux en ques­tion, ain­si que les ap­par­eils mesur­eurs des gaz d’échap­pe­ment ou des fumées agréés par le Dé­parte­ment fédéral de justice et po­lice187.

4 Si un véhicule est sou­mis à l’ob­lig­a­tion d’en­tre­tien du sys­tème an­ti­pol­lu­tion (art. 59a OCR), le con­struc­teur, le tit­u­laire de la ré­cep­tion par type ou de la fiche de don­nées ou le re­présent­ant de la marque dev­ra re­mettre au déten­teur une fiche d’en­tre­tien du sys­tème an­ti­pol­lu­tion av­ant la première im­ma­tric­u­la­tion. Doivent y fig­urer les in­dic­a­tions de réglage, les con­di­tions de mesure et les valeurs de référence qui, d’après les in­dic­a­tions du con­struc­teur, doivent garantir le fonc­tion­nement ir­ré­proch­able des com­posants qui in­flu­ent sur les émis­sions de gaz d’échap­pe­ment. Doivent égale­ment y fig­urer, s’agis­sant des véhicules équipés d’un moteur à al­lu­mage par com­pres­sion, les plombs et sceaux ap­posés sur les com­posants ou les dis­pos­i­tifs de réglage qui in­flu­ent sur les émis­sions de gaz d’échap­pe­ment.188

5 Après chaque ser­vice d’en­tre­tien du sys­tème an­ti­pol­lu­tion, la per­sonne qui a ef­fec­tué les travaux ou un re­spons­able de l’en­tre­prise con­sidérée doit en at­test­er l’ex­écu­tion par une in­scrip­tion sur la fiche d’en­tre­tien du sys­tème an­ti­pol­lu­tion. Elle est tenue de re­mettre au déten­teur un auto­col­lant in­di­quant l’échéance du prochain en­tre­tien.189

183 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 30 nov. 2012, en vi­gueur depuis le 1er janv. 2013 (RO 2012 7089).

184 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

185 RS 814.318.142.1

186 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 30 nov. 2012, en vi­gueur depuis le 1er janv. 2013 (RO 2012 7089).

187 La désig­na­tion de l’unité ad­min­is­trat­ive a été ad­aptée en ap­plic­a­tion de l’art. 16 al. 3 de l’O du 17 nov. 2004 sur les pub­lic­a­tions of­fi­ci­elles (RO 2004 4937).

188 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 30 nov. 2012, en vi­gueur depuis le 1er janv. 2013 (RO 2012 7089).

189 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 30 nov. 2012, en vi­gueur depuis le 1er janv. 2013 (RO 2012 7089).

Art. 36 Contrôles subséquents des gaz d’échappement  

1 L’autor­ité d’im­ma­tric­u­la­tion ef­fec­tue des con­trôles sub­séquents des gaz d’échap­pe­ment à l’oc­ca­sion des con­trôles péri­od­iques of­fi­ciels.190

2 Les con­trôles sub­séquents des gaz d’échap­pe­ment doivent se faire selon les don­nées de con­trôle, les con­di­tions de mesure et les valeurs de référence fig­ur­ant dans la fiche d’en­tre­tien du sys­tème an­ti­pol­lu­tion. Pour les véhicules pour­vus d’un sys­tème de dia­gnost­ic em­bar­qué re­con­nu, le fonc­tion­nement de l’in­dic­ateur de dys­fonc­tion­nement et, le cas échéant, le con­tenu de la mé­m­oire des er­reurs du sys­tème seront ex­am­inés.191

3 On or­donne un nou­veau ser­vice d’en­tre­tien ou un nou­veau con­trôle sub­séquent si:

a.
le ser­vice d’en­tre­tien n’a pas été ef­fec­tué ou s’il n’a pas été ef­fec­tué con­formé­ment aux pre­scrip­tions;
b.
l’équipe­ment qui in­flue sur les émis­sions de gaz d’échap­pe­ment présente des dé­fauts, des la­cunes ou s’il est mal réglé;
c.
les valeurs de référence ne sont pas re­spectées.

190 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 30 nov. 2012, en vi­gueur depuis le 1er janv. 2013 (RO 2012 7089).

191 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 30 nov. 2012, en vi­gueur depuis le 1er janv. 2013 (RO 2012 7089).

Troisième partie Exigences techniques

Titre premier Définitions et exigences générales

Chapitre 1 Principe et champ d’application192

192 Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vigueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

Art. 36a Principe  

1 Les véhicules doivent sat­is­faire aux ex­i­gences tech­niques définies dans la présente partie ou à celles fixées dans l’OETV 1193, l’OETV 2194 ou l’OETV 3195.

2 Les véhicules béné­fi­ci­ant d’une ré­cep­tion générale UE ou d’une déclar­a­tion de con­form­ité idoine délivrée par le con­struc­teur ain­si que les véhicules qui sat­is­font aux ex­i­gences tech­niques fixées dans l’OETV 1, l’OETV 2 ou l’OETV 3 doivent sat­is­faire en outre aux art. 45, 66, al. 1bis, 68, al. 1 et 4, 69, al. 2bis, 90, 100 à 102, 114, 117, al. 2, 123, al. 4, et 195, al. 3 et 5, de la présente or­don­nance.

3 Les véhicules ser­vant au trans­port de marchand­ises dangereuses doivent sat­is­faire en outre aux ex­i­gences tech­niques de la SDR196.

4 Les véhicules étrangers doivent sat­is­faire aux ex­i­gences tech­niques définies dans la présente partie si celles-ci n’out­re­pas­sent pas les ex­i­gences des con­ven­tions in­ter­na­tionales ou les règles de droit du pays d’im­ma­tric­u­la­tion.

5 Les véhicules des déten­teurs béné­fi­ci­ant de priv­ilèges et d’im­munités dip­lo­matiques ou con­su­laires doivent unique­ment sat­is­faire aux ex­i­gences tech­niques de l’an­nexe 5 de la Con­ven­tion du 8 novembre 1968 sur la cir­cu­la­tion routière197.

Art. 37 Champ d’application  

Les pre­scrip­tions du présent titre s’ap­pli­quent à tous les genres de véhicules. Sont réser­vées les dis­pos­i­tions com­plé­mentaires ou dérog­atoires con­cernant le genre de véhicule en ques­tion.

Chapitre 1a Dimensions, poids, identification 198

198 Introduit par le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vigueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

Art. 38 Dimensions  

1 La lon­gueur du véhicule se mesure sur les parties ex­térieures fixes du véhicule, à l’ex­clu­sion des:

a.
es­suie-glaces et dis­pos­i­tifs de nettoy­age;
b.
plaques de con­trôle av­ant et ar­rière;
c.
dis­pos­i­tifs de pro­tec­tion et d’at­tache des sceaux de dou­ane;
d.
dis­pos­i­tifs de sé­cur­ité des bâches des véhicules et dis­pos­i­tifs de pro­tec­tion y re­latifs;
e.
dis­pos­i­tifs d’éclair­age;
f.199
rétro­viseurs et autres sys­tèmes de vis­ion in­dir­ecte ain­si que de leurs sup­ports et té­moins de pro­fil;
g.200
aides visuelles et sys­tèmes de détec­tion, ap­par­eils radar com­pris;
h.201
sys­tèmes de pro­tec­tion frontale des véhicules des catégor­ies M1 et N1, pour autant qu’ils soi­ent con­formes au règle­ment (CE) no 78/2009;
i.
butées lon­git­ud­inales pour caisses mo­biles;
k.202
marchepieds et poignées;
l.203
but­oirs élastiques ou dis­pos­i­tifs sim­il­aires, y com­pris leurs élé­ments de fix­a­tion;
m.204
plates-formes de levage, rampes de chargement et dis­pos­i­tifs sim­il­aires ne dé­passant pas 0,30 m lor­sque le véhicule est en mouvement, pour autant qu’ils n’aug­men­tent pas la ca­pa­cité de chargement;
n.205
dis­pos­i­tifs d’at­tel­age des véhicules auto­mo­biles et dis­pos­i­tifs d’at­tel­age amovibles à l’ar­rière d’une remorque;
o.206
dis­pos­i­tifs d’ap­pui des véhicules équipés pour le trans­port de véhicules à voies mul­tiples (art. 65, al. 3, OCR), lor­sque ces dis­pos­i­tifs sont coulis­sants;
p.207
perches de con­tact des véhicules élec­triques en trafic de ligne;
q.208
pare-soleil montés à l’ex­térieur du véhicule;
r.209
porte-vélos es­camot­ables;
s.210
dis­pos­i­tifs es­camot­ables vis­ant à at­ténuer la résist­ance à l’air sur les véhicules des catégor­ies M2,M3,N2, N3, O3et O4, pour autant qu’ils:
1.
dé­pas­sent le véhicule de 500 mm au max­im­um, à l’ar­rière,
2.
n’aug­men­tent pas la sur­face de chargement, et
3.
puis­sent, lor­sque le véhicule est à l’ar­rêt, être es­camotés com­plète­ment et n’en­tra­vent pas l’util­isa­tion du véhicule pour le trans­port com­biné non ac­com­pag­né (art. 67, al. 1bis, OCR211);
t.212
mâts de charge rétract­ables non rétractés ser­vant ex­clus­ive­ment au trans­port d’un chari­ot élévateur em­bar­qué à l’ar­rière de poids lourds et de remorques.213

1bis La largeur du véhicule se mesure sur les parties ex­térieures fixes du véhicule, à l’ex­clu­sion des:

a.
dis­pos­i­tifs de pro­tec­tion et d’at­tache des sceaux de dou­ane;
b.214
dis­pos­i­tifs de sé­cur­ité des bâches de véhicules et des dis­pos­i­tifs de pro­tec­tion y re­latifs, à une hauteur
1.
max­i­m­ale de 2,00 m au-des­sus du sol, pour autant qu’ils dé­pas­sent de 20 mm au max­im­um de chaque côté,
2.
supérieure à 2,00 mais ne dé­passant pas 2,50 m au-des­sus du sol, pour autant qu’ils dé­pas­sent de 50 mm au max­im­um de chaque côté,
3.
supérieure à 2,50 m au-des­sus du sol, pour autant qu’ils dé­pas­sent de 150 mm au max­im­um de chaque côté;
c.215
in­dic­ateurs de pres­sion et de dé­fail­lance des pneu­matiques, pour autant qu’ils dé­pas­sent au max­im­um de 100 mm au total des deux côtés;
d.
bavettes de pro­tec­tion souples ou dis­pos­i­tifs an­ti­pro­jec­tions;
e.
dis­pos­i­tifs d’éclair­age;
f.216
plate-formes de levage, ponts de chargement et dis­pos­i­tifs de levage sim­il­aires sur des véhicules des catégor­ies M2,M3,N2, N3 et O, pour autant qu’ils dé­pas­sent de 10 mm au max­im­um de chaque côté lor­squ’ils ne sont pas déployés;
g.217
rétro­viseurs et autres sys­tèmes de vis­ion in­dir­ecte ain­si que de leurs sup­ports, aides à la vis­ion, té­moins de pro­fil;
h.
marchepieds es­camot­ables ou pouv­ant être abais­sés;
i.
zones aplaties des pneu­matiques;
k.
chaînes à neige;
l.218
sta­bil­isateurs aéro­dynamiques fixés latérale­ment aux bâches des véhicules, con­stitués de matéri­aux mous et mesur­ant au max­im­um 50 × 50 mm de sec­tion;
m.219
dis­pos­i­tifs rétract­ables de guid­age latéral équipant les auto­cars (y com­pris bus à plate-forme pivotante et les trol­ley­bus) des­tinés â être ex­ploités dans les sys­tèmes guidés, s’ils ne sont rétractés,
n.220
aides visuelles et dis­pos­i­tifs d’ori­ent­a­tion, ap­par­eils radar com­pris, pour autant qu’ils dé­pas­sent au max­im­um de 100 mm au total des deux côtés sur des véhicules des catégor­ies M2,M3,N2, N3 et O;
o.221
dis­pos­i­tifs es­camot­ables des­tinés à at­ténuer la résist­ance à l’air sur des véhicules des catégor­ies N et O, pour autant qu’ils:
1.
dé­pas­sent le véhicule de 50 mm au max­im­um, des deux côtés,
2.
n’aug­men­tent pas la sur­face de chargement,
3.
puis­sent, lor­sque le véhicule est à l’ar­rêt, être es­camotés com­plète­ment et n’en­tra­vent pas l’util­isa­tion du véhicule pour le trans­port com­biné non ac­com­pag­né (art. 67, al. 1bis, OCR),
4.
n’aug­men­tent pas la largeur du véhicule à plus de 2,65 m en état de fonc­tion­nement;
p.222
para­pets de sé­cur­ité sur des véhicules af­fectés au trans­port d’au moins deux véhicules auto­mo­biles à voies mul­tiples, pour autant qu’ils:
1.
se trouvent à 2,00 m au moins, mais 3,70 m au plus au-des­sus du sol,
2.
dé­pas­sent d’au max­im­um 50 mm sur le côté du véhicule, et
3.
n’aug­men­tent pas la largeur du véhicule à plus de 2,65 m.223

1ter La hauteur du véhicule se mesure lor­squ’il est en état de roul­er, en po­s­i­tion de marche nor­male pour les véhicules à sus­pen­sion avec régu­la­tion de niveau. Elle se mesure sur les parties ex­térieures fixes du véhicule, à l’ex­clu­sion des:224

a.225
antennes ra­dio et antennes de ra­di­onav­ig­a­tion;
b.
perches de con­tact, en po­s­i­tion relevée, des véhicules en trafic de ligne.226

2 La lon­gueur des remorques est mesur­ée avec le dis­pos­i­tif d’at­tel­age (ti­mon) en ex­ten­sion et placé en po­s­i­tion ho­ri­zontale.227

3 Les com­posants de véhicules ou les en­gins de trav­ail peuvent dé­pass­er de 3,00 m au max­im­um vers l’av­ant, à compt­er du centre du dis­pos­i­tif de dir­ec­tion.

4 La lon­gueur, la largeur et la hauteur des véhicules dont les su­per­struc­tures sont in­ter­change­ables sont mesur­ées compte tenu de la su­per­struc­ture elle-même et du dis­pos­i­tif qui l’ac­cueille.228

199 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 10 juin 2005, en vi­gueur depuis le 1er oct. 2005 (RO 2005 4111).

200 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

201 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

202 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 10 juin 2005, en vi­gueur depuis le 1er oct. 2005 (RO 2005 4111).

203 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

204 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 10 juin 2005, en vi­gueur depuis le 1er oct. 2005 (RO 2005 4111).

205 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

206 In­troduite par le ch. I de l’O du 21 août 2002, en vi­gueur depuis le 1er janv. 2003 (RO 2002 3218).

207 In­troduite par le ch. I de l’O du 10 juin 2005, en vi­gueur depuis le 1er oct. 2005 (RO 2005 4111).

208 In­troduite par le ch. I de l’O du 10 juin 2005, en vi­gueur depuis le 1er oct. 2005 (RO 2005 4111).

209 In­troduite par le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

210 In­troduite par le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

211 RS 741.11

212 In­troduite par le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

213 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 sept. 1998, en vi­gueur depuis le 1er oct. 1998 (RO 1998 2352).

214 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

215 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

216 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

217 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 10 juin 2005, en vi­gueur depuis le 1er oct. 2005 (RO 2005 4111).

218 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

219 In­troduite par le ch. I de l’O du 10 juin 2005, en vi­gueur depuis le 1er oct. 2005 (RO 2005 4111).

220 In­troduite par le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

221 In­troduite par le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

222 In­troduite par le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

223 In­troduit par le ch. I de l’O du 2 sept. 1998, en vi­gueur depuis le 1er oct. 1998 (RO 1998 2352).

224 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 14 oct. 2009, en vi­gueur depuis le 1er avr. 2010 (RO 2009 5705).

225 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

226 In­troduit par le ch. I de l’O du 10 juin 2005, en vi­gueur depuis le 1er oct. 2005 (RO 2005 4111).

227 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 14 oct. 2009, en vi­gueur depuis le 1er avr. 2010 (RO 2009 5705).

228 In­troduit par le ch. I de l’O du 28 mars 2007, en vi­gueur depuis le 1erjuil.2007 (RO 2007 2109).

Art. 39 Poids  

1 S’agis­sant des véhicules des catégor­ies M2, M3, N2, N3, O3 et O4, les di­men­sions et les poids in­diqués comme ca­ra­ctéristiques tech­niques dans les régle­ment­a­tions suivantes sont déter­min­ants, même s’ils di­ver­gent des pre­scrip­tions suisses:229

a.
la dir­ect­ive no 96/53 du Con­seil, du 25 juil­let 1996, fix­ant les di­men­sions max­i­m­ales autor­isées en trafic na­tion­al et in­ter­na­tion­al ain­si que les poids max­im­aux autor­isés en trafic in­ter­na­tion­al pour cer­tains véhicules rou­ti­ers;
b.230
règle­ment (UE) no 1230/2012.231

2 Lor­sque le véhicule est vide et oc­cupé unique­ment par le con­duc­teur, les es­sieux di­rigés doivent port­er au min­im­um 20 % du poids ef­fec­tif.

3 Lor­sque le véhicule est vide et oc­cupé unique­ment par le con­duc­teur, le poids d’ad­hérence ne doit pas être in­férieur à 25 % du poids ef­fec­tif du véhicule ou de l’en­semble de véhicules.

229 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

230 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

231 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 sept. 1998, en vi­gueur depuis le 1er oct. 1998 (RO 1998 2352).

Art. 40 Mouvement giratoire et débordement 232  

1 Les voit­ures auto­mo­biles et les en­sembles de véhicules, vides et char­gés, doivent pouvoir se mouvoir dans les lim­ites d’une sur­face an­nu­laire d’un diamètre ex­térieur de 25 m et d’un diamètre in­térieur de 10,60 m, sans que la pro­jec­tion d’une partie du véhicule sur la chaussée – à l’ex­cep­tion des rétro­viseurs et des clig­noteurs de dir­ec­tion av­ant – soit située hors de la sur­face de l’an­neau.

2 Ne sont pas visés par l’al. 1 les véhicules auto­mo­biles et les en­sembles de véhicules ag­ri­coles et foresti­ers.

3 Le débor­de­ment des véhicules des catégor­ies N, M2 et M3 doit sat­is­faire aux ex­i­gences de l’an­nexe I du règle­ment (UE) no 1230/2012.233

232 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 10 juin 2005, en vi­gueur depuis le 1er oct. 2005 (RO 2005 4111).

233 In­troduit par le ch. I de l’O du 16 oct. 2002 (RO 2002 3567). Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

Art. 41 Constructeur, garanties de poids  

1 Sont réputés «con­struc­teurs» les per­sonnes ou ser­vices qui élaborent le plan du véhicule, du sys­tème ou du com­posant de véhicule et qui sont re­spons­ables en­vers l’or­gane de ré­cep­tion par type ou le ser­vice d’im­ma­tric­u­la­tion de toutes les ques­tions re­l­at­ives à la procé­dure de ré­cep­tion par type ou à la procé­dure d’im­ma­tric­u­la­tion, ain­si que de la garantie de la con­form­ité de la pro­duc­tion. Il est sans im­port­ance qu’elles par­ti­cipent dir­ecte­ment ou non à toutes les phases de pro­duc­tion du véhicule, du sys­tème ou du com­posant de véhicule qui fait l’ob­jet de la procé­dure de ré­cep­tion par type ou de la procé­dure d’im­ma­tric­u­la­tion.234

2 Le con­struc­teur doit fournir une garantie con­cernant le poids max­im­al du véhicule tech­nique­ment autor­isé, le poids remor­quable tech­nique­ment autor­isé et, pour les voit­ures auto­mo­biles et leurs remorques, une garantie con­cernant la ca­pa­cité de charge de chaque es­sieu.235

2bis Une garantie selon l’al. 2 est re­con­nue lor­sque:

a.236
le con­struc­teur dis­pose de l’in­fra­struc­ture né­ces­saire à l’ex­écu­tion de l’ex­pert­ise ou con­fie cette tâche à un or­gane d’ex­pert­ise qui sat­is­fait aux ex­i­gences des normes har­mon­isées port­ant sur l’activ­ité des labor­atoires d’ex­pert­ise (EN ISO/CEI 17025)237, ou qui est ha­bil­ité à procéder à de tell­es ex­pert­ises par l’autor­ité com­pétente de son État;
b.
le con­struc­teur ef­fec­tue un con­trôle sys­tématique de qual­ité dans l’en­tre­prise (at­testé p. ex. par un cer­ti­ficat de qual­ité ISO 9001 ou EN 29001), et
c.
l’OFROU et l’autor­ité d’im­ma­tric­u­la­tion ont ac­cès aux don­nées, aux méthodes de cal­cul et aux ré­sultats des ex­pert­ises.238

2ter Les véhicules dont le poids est minime ou dont la vitesse max­i­m­ale est lim­itée ne sont pas tenus de sat­is­faire aux ex­i­gences de l’al. 2bis si la déclar­a­tion de garantie est délivrée par une en­tre­prise qual­i­fiée.239

3 Le poids garanti doit être identique pour tous les véhicules de la même ver­sion d’une vari­ante d’un type don­né. Sont ap­plic­ables, s’agis­sant des ter­mes de ver­sion, vari­ante et type, les défin­i­tions de l’an­nexe II, let. B, de la dir­ect­ive 2007/46/CE. Pour les mo­to­cycles, les quad­ri­cycles légers à moteur, les quad­ri­cycles à moteur et les tri­cycles à moteur, sont ap­plic­ables les défin­i­tions énon­cées à l’art. 3 du règle­ment (UE) no 168/2013. Les modi­fic­a­tions du poids garanti ap­portées par le con­struc­teur à l’oc­ca­sion d’un change­ment de mod­èle sont ad­mises.240

4 Si une garantie soulève des doutes, l’OFROU ou, pour les véhicules dis­pensés de la ré­cep­tion par type, l’autor­ité d’im­ma­tric­u­la­tion peut ex­i­ger qu’un or­gane d’ex­per­tise agréé par l’OFROU procède à une ex­pert­ise. Les garanties fixées mani­festement trop bas sont re­fusées. La garantie est égale­ment re­fusée si le con­struc­teur l’a fixée not­a­ble­ment plus bas pour la Suisse que pour l’étranger.241

5 Si, pour un véhicule trans­formé, il n’ex­iste aucune garantie selon l’al. 2, l’atelier qui ef­fec­tue la trans­form­a­tion peut délivrer cette garantie pour autant qu’un rap­port d’ex­pert­ise, ét­abli par un or­gane d’ex­pert­ise agréé par l’OFROU, at­teste la sé­cur­ité de fonc­tion­nement et la sé­cur­ité routière du véhicule.242

234 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 14 oct. 2009, en vi­gueur depuis le 1er avr. 2010 (RO 2009 5705).

235 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 10 juin 2005, en vi­gueur depuis le 1er oct. 2005 (RO 2005 4111).

236 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

237 Le texte de cette norme peut être ob­tenu contre paiement auprès de l’As­so­ci­ation suisse de nor­m­al­isa­tion (SNV), Sulzer­allee 70, 8404Win­ter­thour; www.snv.ch.

238 In­troduit par le ch. I de l’O du 2 sept. 1998, en vi­gueur depuis le 1er oct. 1998 (RO 1998 2352).

239 In­troduit par le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

240 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

241 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

242 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

Art. 42 Modification du poids garanti, poids à l’étranger 243  

1 L’aug­ment­a­tion du poids garanti, du poids remor­quable, du poids de l’en­semble ou de la ca­pa­cité de charge par es­sieu né­ces­site une nou­velle garantie du con­struc­teur selon l’art. 41, al. 2.244

2 Il est in­ter­dit d’ap­port­er au véhicule des modi­fic­a­tions qui peuvent pro­voquer une di­minu­tion du poids garanti. L’ad­apt­a­tion du véhicule à une ré­cep­tion par type ou à une fiche de don­nées existante est ad­mise.245

3 Pour les tra­jets ef­fec­tués à l’étranger, des poids supérieurs à la lim­ite ad­mise en Suisse peuvent être autor­isés, à la con­di­tion que soi­ent re­spectées toutes les pre­scrip­tions suisses con­cernant la con­struc­tion et l’équipe­ment qui, selon l’OFROU246, s’im­posent égale­ment pour le trafic in­ter­na­tion­al.

243 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 3juil.2002, en vi­gueur depuis le 1er avr. 2003 (RO 2002 3216).

244 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

245 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 14 oct. 2009, en vi­gueur depuis le 1er avr. 2010 (RO 2009 5705).

246 Nou­velle dé­nom­in­a­tion selon le ch. I de l’O du 6 sept. 2000, en vi­gueur depuis le 15 oct. 2000 (RO 2000 2433).

Art. 43 Charge de toit  

Le poids des porte-charges de toit, etc. peut at­teindre, chargement com­pris, 50 kg au max­im­um. Se fond­ant sur une garantie du con­struc­teur du véhicule, l’autor­ité d’im­ma­tric­u­la­tion peut autor­iser un poids plus élevé par une in­scrip­tion dans le per­mis de cir­cu­la­tion.

Art. 44 Identification du véhicule 247  

1 Une plaquette en matière dur­able doit être ap­posée sur le véhicule à un en­droit fa­cile­ment ac­cess­ible. Pour les véhicules béné­fi­ci­ant d’une ré­cep­tion générale de l’UE248, elle doit fournir au moins les in­dic­a­tions re­quises par la dir­ect­ive UE cor­res­pond­ante.249

2 Les véhicules im­ma­tric­ulés selon la procé­dure de ré­cep­tion par type de l’UE en plusieurs étapes doivent être mu­nis de plaquettes sup­plé­mentaires en fonc­tion du nombre d’étapes de pro­duc­tion. Doivent y fig­urer le nom de l’auteur de la trans­form­a­tion, le nou­veau numéro de ré­cep­tion par type de l’UE, l’étape de la ré­cep­tion ain­si que les don­nées qui ont été modi­fiées par rap­port à celles de la plaquette de base.

3 Sur les véhicules qui ne béné­fi­cient d’aucune ré­cep­tion par type UE, il suf­fit d’une plaquette au sens de l’al. 1 où fig­urent le nom du con­struc­teur ou la marque de fab­rique ain­si que le numéro du châssis et, pour les voit­ures auto­mo­biles et leurs remorques, le poids garanti et la ca­pa­cité de charge de chaque es­sieu.250

4 Le numéro d’iden­ti­fic­a­tion du véhicule doit aus­si être frap­pé ou gravé de man­ière bi­en vis­ible sur le châssis, sur le cadre ou sur un autre com­posant équi­val­ent du véhicule. Ce numéro doit fig­urer au même en­droit sur tous les véhicules du même type.

5 ...251

247 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 14 oct. 2009, en vi­gueur depuis le 1er avr. 2010 (RO 2009 5705).

248 Nou­velle ex­pres­sion selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253). Il n’a été tenu compte de cette mod. que dans cette dis­pos­i­tion, con­formé­ment au RO.

249 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

250 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 14 oct. 2009, en vi­gueur depuis le 1er avr. 2010 (RO 2009 5705).

251 Ab­ro­gé par le ch. I de l’O du 10 juin 2005, avec ef­fet au 1er oct. 2005 (RO 2005 4111).

Art. 45 Signes distinctifs de nationalité, plaques de contrôle, signes officiels  

1 Les véhicules auto­mo­biles et les remorques qui se rendent à l’étranger doivent port­er à l’ar­rière un signe dis­tinc­tif de na­tion­al­ité selon l’an­nexe 4.

2 Les plaques de con­trôle et les signes dis­tinc­tifs de na­tion­al­ité doivent être fixés de man­ière à être bi­en lis­ibles et le plus ver­ticale­ment pos­sible (30° d’in­clinais­on vers le haut et 15° vers le bas au max­im­um). Ils doivent se trouver à une dis­tance du sol com­prise entre 0,20 m (bord in­férieur) et 1,50 m (bord supérieur), pour autant que des rais­ons tech­niques ou les ex­i­gences de l’util­isa­tion ne s’y op­posent pas. La plaque de con­trôle ar­rière doit être lis­ible dans l’axe lon­git­ud­in­al du véhicule, et de chaque côté de ce­lui-ci, dans un angle de 30°.252

3 Les plaques de con­trôle et les signes dis­tinc­tifs de na­tion­al­ité ne doivent pas être modi­fiés, dé­formés, dé­coupés ou ren­dus il­lis­ibles. Un véhicule ne peut port­er que le signe dis­tinc­tif de na­tion­al­ité du pays d’im­ma­tric­u­la­tion.

4 Les autor­ités d’im­ma­tric­u­la­tion peuvent, par une in­scrip­tion dans le per­mis de cir­cu­la­tion, autor­iser si né­ces­saire l’em­ploi de signes of­fi­ciels com­plé­mentaires re­con­nus par le DE­TEC. D’autres plaques ou signes que l’on con­fond avec les plaques et signes of­fi­ciels, ou pouv­ant nu­ire à leur lec­ture, sont in­ter­dits.

252 Phrase in­troduite par le ch. I de l’O du 2 sept. 1998, en vi­gueur depuis le 1er oct. 1998 (RO 1998 2352).

Chapitre 2 Propulsion, gaz d’échappement, niveau sonore

Art. 46 Puissance des moteurs 253  

1 La puis­sance des moteurs à com­bus­tion est déter­minée con­formé­ment aux régle­ment­a­tions suivantes:

a.
règle­ment (CE) no 595/2009;
b.
règle­ment (UE) no 168/2013 et règle­ment délégué (UE) no 134/2014;
c.
règle­ment CEE-ONU no 85, ou
d.
règle­ment CEE-ONU no 120.254

2 La puis­sance des moteurs élec­triques est déter­minée con­formé­ment au règle­ment CEE-ONU no 85. Sont déter­min­antes:

a.
pour les voit­ures auto­mo­biles, la puis­sance utile la plus élevée;
b.
pour les cyc­lo­moteurs, les mo­to­cycles, les quad­ri­cycles légers à moteur, les quad­ri­cycles à moteur et les tri­cycles à moteur, la puis­sance max­i­m­ale sur 30 minutes.255

3 Les mesur­es de puis­sance réal­isées selon d’autres normes, comme la norme CEI 60034-1: 2010 Ma­chines élec­triques tournantes – partie 1: ca­ra­ctéristiques as­signées et ca­ra­ctéristiques de fonc­tion­nement, peuvent être re­con­nues si elles fourn­is­sent des ré­sultats com­par­ables. Pour les cyc­lo­moteurs à propul­sion élec­trique et les vélos-tax­is élec­triques, une mesure de puis­sance selon le ser­vice type S1 de la norme CEI 60034-1: 2010 peut être re­con­nue.256

4 Si la puis­sance du moteur déter­min­ante pour la catégor­ie de véhicule ou de per­mis de con­duire est lim­itée, les mesur­es prises doivent être dur­ables, à moins d’être as­surées par des plombs of­fi­ci­elle­ment re­con­nus. Ces derniers doivent être men­tion­nés dans le per­mis de cir­cu­la­tion.

253 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

254 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

255 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

256 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

Art. 47 Caractéristiques du moteur  

1 La ca­ra­ctéristique est exprimée par la cyl­indrée en centimètres cubes (cm3) en ce qui con­cerne les moteurs à com­bus­tion et par la puis­sance du moteur en kW au sens de l’art. 46, al. 2, en ce qui con­cerne les moteurs élec­triques.257

2 Après con­sulta­tion des can­tons, le DE­TEC fixe les ca­ra­ctéristiques qu’il con­vi­ent d’util­iser pour les moteurs à pis­tons ro­tatifs, les moteurs à tur­bine, etc.

257 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

Art. 48 Proportions de mélange essence/huile, régulateur de régime, plombs, abaissement de la vitesse maximale  

1 Les moteurs de propul­sion avec grais­sage par mélange es­sence/huile sont con­stru­its de man­ière à fonc­tion­ner avec un mélange de 2 % d’huile au max­im­um par rap­port à l’es­sence. Pour les moteurs avec grais­sage par huile fraîche, la con­som­ma­tion moy­enne d’huile ne doit pas dé­pass­er celle du car­bur­ant de plus de 2 %.

2 Si la vitesse max­i­m­ale déter­min­ante pour la catégor­ie de véhicule ou de per­mis de con­duire est lim­itée au moy­en d’un régu­lateur de vitesse ou d’un régu­lateur de ré­gime, ou si un dis­pos­i­tif lim­iteur de vitesse au sens de l’art. 99 est pre­scrit, ces dis­pos­i­tifs doivent être con­çus de façon à ne pas pouvoir être mis hors ser­vice. Les dis­pos­i­tifs né­ces­saires à la lim­it­a­tion de la vitesse ou au régu­lateur de ré­gimedoivent être protégés, de façon ap­pro­priée, contre toute in­ter­ven­tion non autor­isée vis­ant à les déré­gler ou mu­nis de plombs re­con­nus of­fi­ci­elle­ment. Les trans­form­a­tions ap­portées à la boîte de vit­esses et les ver­rouil­lages de vit­esses ou de rap­ports doivent être protégés d’une man­ière tout aus­si ef­ficace.258

3 Les plombs seront men­tion­nés dans le per­mis de cir­cu­la­tion. Le véhicule peut con­tin­uer à cir­culer si le re­m­place­ment d’un plomb man­quant a été de­mandé par écrit.

4 Après la première im­ma­tric­u­la­tion, il n’est pas per­mis d’abais­s­er la vitesse max­i­m­ale de par leur con­struc­tion.259

5 Ne sont pas visés par l’al. 4:

a.
la trans­form­a­tion en véhicules ag­ri­coles et foresti­ers;
b.
le mont­age d’un lim­iteur de vitesse selon l’art. 99;
c.260
l’ad­apt­a­tion du véhicule à une ré­cep­tion par type ou à une fiche de don­nées existante;
d.261
les véhicules à voie unique d’une cyl­indrée in­férieure ou égale à 125 cm3 ou d’une puis­sance max­i­m­ale de 11 kW s’ils ont un moteur élec­trique;
e.262
l’ad­apt­a­tion d’un véhicule à une évalu­ation de con­form­ité ou à une at­test­a­tion de con­form­ité existante.

258 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 14 oct. 2009, en vi­gueur depuis le 1er avr. 2010 (RO 2009 5705).

259 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 14 oct. 2009, en vi­gueur depuis le 1er avr. 2010 (RO 2009 5705).

260 In­troduite par le ch. I de l’O du 2 sept. 1998 (RO 1998 2352). Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 14 oct. 2009, en vi­gueur depuis le 1er avr. 2010 (RO 2009 5705).

261 In­troduite par le ch. I de l’O du 2 sept. 1998 (RO 1998 2352). Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

262 In­troduite par le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

Art. 49 Réservoirs et conduites  

1 Les réser­voirs et con­duites de car­bur­ants, de li­quides de freins et d’autres li­quides doivent être étanches et cap­ables de rés­ister à leur con­tenu. Ils ne doivent pas être con­stitués de matières fa­cile­ment in­flam­mables et doivent être sé­parés ou protégés du moteur et des autres pièces sur­chauffées. Il ne faut pas que des gouttes ou des va­peurs de car­bur­ant puis­sent s’ac­cu­muler ou s’en­flam­mer au con­tact de pièces échauffées.

2 Les réser­voirs et les con­duites doivent, si pos­sible, être protégés des dom­mages causés par des chocs ou des parties mo­biles du véhicule, etc.

3 Les ma­chines à va­peur et les in­stall­a­tions util­is­ant des car­bur­ants de re­m­place­ment ne doivent répandre aucun résidu solide ou li­quide sur la chaussée.

4 Les générat­eurs, réser­voirs et con­duites de gaz car­bur­ants doivent être étanches et protégés contre les re­tours de flammes. Il faut pouvoir dis­tinguer claire­ment si leurs robin­ets et dis­pos­i­tifs de réglage sont ouverts ou fer­més.

5 Les réser­voirs et con­duites dans lesquels des gaz ou des li­quides sont main­tenus sous pres­sion ou peuvent être comprimés doivent présenter une résist­ance suf­f­is­ante et avoir les soupa­pes de sé­cur­ité né­ces­saires. S’ils ne sont pas con­formes aux pre­scrip­tions énon­cées à l’an­nexe 2, les réser­voirs de gaz in­flam­mables ou de gaz car­bur­ants rac­cordés au véhicule ain­si que les ré­cipi­ents des­tinés au trans­port de gaz li­quéfiés à très basse tem­pérat­ure sont sou­mis aux pre­scrip­tions con­cernant les ré­cipi­ents des­tinés au trans­port des gaz.263

6 En l’ab­sence de pre­scrip­tions par­ticulières, le con­trôle sub­séquent et l’en­tre­tien des réser­voirs et des con­duites sont réal­isés con­formé­ment aux in­dic­a­tions du con­struc­teur.264

263 Nou­velle ten­eur de la phrase selon le ch. I de l’O du 21 août 2002, en vi­gueur depuis le 1er janv. 2003 (RO 2002 3218).

264 In­troduit par le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

Art. 49a Installations à gaz liquéfié 265  

1 En l’ab­sence de pre­scrip­tions par­ticulières sur les in­stall­a­tions à gaz li­quéfié dans la présente or­don­nance, les mod­al­ités de fab­ric­a­tion, d’ex­ploit­a­tion et d’en­tre­tien de ces in­stall­a­tions sont ré­gies par l’art. 32c de l’or­don­nance du 19 décembre 1983 sur la préven­tion des ac­ci­dents266.

2 Sont réser­vées les dir­ect­ives de l’Of­fice fédéral des routes.

265 In­troduit par le ch. II 1 de l’O du 22 fév. 2017, en vi­gueur depuis le 1er avr. 2017 (RO 2017 1657). L’er­rat­um du 4 avr. 2017 ne con­cerne que le texte it­ali­en (RO 2017 2291).

266 RS 832.30

Art. 50 Système de carburant, goulot de remplissage  

1 Les fer­metures et dis­pos­i­tifs d’aéra­tion doivent être con­çus de man­ière que ni le car­bur­ant ni les huiles ne puis­sent s’échap­per, même dans les virages.

2 Sur les véhicules équipés d’un moteur à al­lu­mage com­mandé, le dis­pos­i­tif d’al­i­ment­a­tion doit être con­forme aux pre­scrip­tions de l’an­nexe 5 en ce qui con­cerne les émis­sions d’éva­por­a­tion. Font ex­cep­tion les véhicules équipés d’un sys­tème de propul­sion à gaz.267

3 ...268

267 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

268 Ab­ro­gé par le ch. I de l’O du 6 sept. 2000, avec ef­fet au 15 oct. 2000 (RO 2000 2433).

Art. 51 Propulsion électrique  

1 Les in­dic­a­tions suivantes doivent fig­urer de man­ière dur­able et claire­ment lis­ible sur les moteurs de propul­sion élec­triques, montés ou non:

a.
le nom ou la marque du fab­ric­ant du moteur;
b.
la puis­sance du moteur en kW (art. 46, al. 2).269

2 Un coupe-cir­cuit doit per­mettre d’in­ter­rompre le cir­cuit du cour­ant de propul­sion; la mise en marche du véhicule par des tiers doit pouvoir être em­pêchée. En cas de sur­charge du sys­tème de propul­sion, un fus­ible prin­cip­al doit in­ter­rompre le cir­cuit élec­trique.

3 Lor­sque l’on freine à fond, le cour­ant de propul­sion doit s’in­ter­rompre ou par­ti­ciper au fre­in­age. Une récupéra­tion du cour­ant est ad­mise. Un des freins doit agir par fric­tion.

4 Sont réser­vées les dis­pos­i­tions de l’OMBT.

269 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

Art. 52 Gaz et dispositif d’échappement, catalyseur, filtre à particules 270  

1 Les gaz brûlés sont évacu­és par un dis­pos­i­tif d’échap­pe­ment étanche et suf­f­is­am­ment résist­ant contre les vi­bra­tions et les fac­teurs cor­ros­ifs.

2 Le cas échéant, le dis­pos­i­tif d’échap­pe­ment doit être protégé contre les pièces in­flam­mables et les fuites de li­quides in­flam­mables; les tuyaux d’échap­pe­ment courts doivent être mu­nis de dis­pos­i­tifs pare-flammes ou pro­pres à éviter l’émis­sion d’étin­celles.

3 Le dis­pos­i­tif d’échap­pe­ment est con­stru­it de man­ière qu’aucun gaz brûlé ne puisse pénétrer à l’in­térieur du véhicule.271

4 Les tuyaux d’échap­pe­ment ne dé­pas­sent pas la sur­face latérale du véhicule. Ne sont pas visés les tuyaux d’échap­pe­ment:

a.
des véhicules de la catégor­ie M1con­formes au règle­ment (CE) no 661/2009 ou au règle­ment CEE-ONU no 26;
b.
des véhicules de la catégor­ie N con­formes au règle­ment (CE) no 661/2009 ou au règle­ment CEE-ONU no 61;
c.
des quad­ri­cycles légers à moteur, quad­ri­cycles à moteur et tri­cycles à moteur carrossés con­formes au règle­ment (UE) no 168/3013 et au règle­ment délégué (UE) no 44/2014.272

5 Les moteurs de propul­sion et leurs in­stall­a­tions d’échap­pe­ment doivent être con­formes aux pre­scrip­tions men­tion­nées à l’an­nexe 5 qui con­cernent la fumée, les gaz d’échap­pe­ment et la re­con­duc­tion des gaz proven­ant du carter. Le ch. 211a de ladite an­nexe s’ap­plique aus­si aux moteurs à al­lu­mage par com­pres­sion équipant des voit­ures auto­mo­biles de trav­ail et aux moteurs de trav­ail qui ne ser­vent pas à la propul­sion du véhicule.273

6 Les cata­lyseurs et fil­tres à partic­ules dé­fec­tueux doivent être re­m­placés par des dis­pos­i­tifs agréés pour le type de véhicule ré­cep­tion­né.274

270 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 janv. 2015, en vi­gueur depuis le 1er avr. 2015 (RO 2015 465).

271 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

272 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

273 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 28 mars 2007, en vi­gueur depuis le 1erjuil.2007 (RO 2007 2109).

274 In­troduit par le ch. I de l’O du 2 sept. 1998 (RO 1998 2352). Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 janv. 2015, en vi­gueur depuis le 1er avr. 2015 (RO 2015 465).

Art. 53 Niveau sonore, silencieux  

1 Les émis­sions son­ores causées par le véhicule ne doivent pas dé­pass­er le niveau qu’il est tech­nique­ment im­possible de ré­duire. Les dis­pos­i­tifs d’as­pir­a­tion et d’échap­pe­ment sont mu­nis de si­len­cieux ef­ficaces et dur­ables. Si d’autres com­posants causent un bruit évit­able, il y a lieu de pren­dre des mesur­es pro­pres à l’at­ténuer. La mesure des émis­sions son­ores est ré­gie par l’an­nexe 6.275

1bis Les moteurs de trav­ail doivent par ail­leurs ré­pon­dre aux ex­i­gences de l’or­don­nance du DE­TEC du 22 mai 2007 sur le bruit des ma­chines276.277

2 Les si­len­cieux d’échap­pe­ment usés ou en­dom­magés doivent être re­m­placés.278

3 Les si­len­cieux de re­m­place­ment doivent être aus­si ef­ficaces que les dis­pos­i­tifs ad­mis à l’ori­gine. Sont égale­ment ad­mis les si­len­cieux de re­m­place­ment qui béné­fi­cient, pour le type de véhicule con­sidéré, d’une ré­cep­tion con­forme à l’une des régle­ment­a­tions suivantes:

a.
règle­ment (UE) no 540/2014;
b.
dir­ect­ive 70/157/CEE;
c.
règle­ment CEE-ONU no 51;
d.
règle­ment CEE-ONU no 59;
e.
règle­ment (UE) no 168/2013 et règle­ment délégué (UE) no 134/2014;
f.
règle­ment CEE-ONU no 41;
g.
règle­ment CEE-ONU no 92;279
h.280
règle­ment (UE) no 167/2013 et règle­ment délégué (UE) 2015/96, ou
i.281
règle­ment (UE) no 167/2013 et règle­ment délégué (UE) 2018/985.

4 Toute in­ter­ven­tion aug­ment­ant inutile­ment le niveau son­ore du véhicule et de ses com­posants ré­cep­tion­nés est in­ter­dite, même si la lim­ite fixée n’est pas dé­passée.282

275 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

276 RS 814.412.2

277 In­troduit par le ch. I de l’O du 16 janv. 2008, en vi­gueur depuis le 1erjuil.2008 (RO 2008 355).

278 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

279 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

280 In­troduite par le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

281 In­troduite par le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

282 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

Chapitre 3 Transmission

Art. 54 Embrayage, puissance de démarrage  

1 Le moteur, la boîte de vit­esses ou l’em­bray­age doivent as­surer un dé­mar­rage sans à-coups et per­mettre de roul­er très lente­ment.

2 Ex­cep­tion faite des véhicules à propul­sion élec­trique, le moteur de propul­sion doit pouvoir con­tin­uer à tourn­er, même lor­sque le véhicule se trouve à l’ar­rêt.

3 Les véhicules auto­mo­biles et les en­sembles de véhicules doivent, en pleine charge, pouvoir dé­mar­rer sans dif­fi­culté sur une rampe de 15 % ou, en lieu et place, pouvoir dé­mar­rer sans dif­fi­culté cinq fois en cinq minutes sur une rampe de 12 %.

Art. 55 Compteur de vitesse  

1 Les véhicules auto­mo­biles doivent être mu­nis d’un compteur de vitesse placé dans le champ visuel du con­duc­teur et lis­ible égale­ment de nu­it; ce compteur doit pouvoir in­diquer la vitesse max­i­m­ale que le véhicule peut at­teindre en kilo­mètres/par heure (km/h). Une in­dic­a­tion sup­plé­mentaire en miles/heure est autor­isée.

2 Les compteurs doivent être con­formes à l’état de la tech­nique, tel qu’il est not­am­ment décrit dans le règle­ment CEE-ONU no 39. La vitesse in­diquée par le compteur ne doit ja­mais être in­férieure à la vitesse ef­fect­ive du véhicule. Entre 40 km/h et 120 km/h, le rap­port entre la vitesse in­diquée au compteur v1 et la vitesse ef­fect­ive du véhicule v2 en km/h doit être le suivant:

a.
pour les véhicules visés aux art. 14, let. a, et 15, al. 1 et 3:
0 ≤ (v1 – v2) ≤ 0,1 v2 + 8 km/h;
b.
pour les véhicules des catégor­ies M et N:
0 ≤ (v1 – v2) ≤ 0,1 v2 + 6 km/h;
c.
pour tous les autres véhicules:
0 ≤ (v1 – v2) ≤ 0,1 v2 + 4 km/h.283

3 Les ex­i­gences de l’al. 2 ne s’ap­pli­quent pas aux compteurs de vitesse in­cor­porés dans les ta­chy­graphes.284

4 Un compteur de vitesse sup­plé­mentaire n’est pas né­ces­saire s’il ex­iste un ta­chy­graphe ou un en­re­gis­treur de don­nées au sens de l’art. 100 ou 102 qui ré­pond aux ex­i­gences de l’al. 1 en ce qui con­cerne les compteurs de vitesse.285

283 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

284 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 28 mars 2007, en vi­gueur depuis le 1er juil. 2007 (RO 2007 2109).

285 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 28 mars 2007, en vi­gueur depuis le 1er juil. 2007 (RO 2007 2109).

Chapitre 4 Essieux, suspension

Art. 56 Empattement, élargissement de la voie  

1 Seul le con­struc­teur peut mod­i­fi­er286 l’em­patte­ment ou élar­gir la voie, ou déclarer que le véhicule s’y prête.

2 Toute modi­fic­a­tion de l’em­patte­ment qui n’est pas ef­fec­tuée par le con­struc­teur re­quiert l’autor­isa­tion préal­able de l’autor­ité d’im­ma­tric­u­la­tion, celle-ci n’étant délivrée que s’il ex­iste la garantie d’un trav­ail ex­écuté dans les règles de l’art, ad­apt­a­tion de la dir­ec­tion, de la trans­mis­sion et des freins com­prise. Le véhicule fait l’ob­jet d’un con­trôle sub­séquent av­ant et après le mont­age de la carros­ser­ie.

3 Un élar­gisse­ment de la voie ob­tenu ex­clus­ive­ment en mont­ant des roues, qui présen­tent un dé­port différent et n’ont pas été ex­pert­isées avec le véhicule, est ad­miss­ible sans déclar­a­tion du con­struc­teur du véhicule at­test­ant que le véhicule s’y prête, pour autant que le dé­port de chaque roue n’ex­cède pas 1 % de la voie. On se fonde sur la voie d’ori­gine, à sa­voir la voie la plus large et le plus petit dé­port fig­ur­ant sur la ré­cep­tionpar type ou sur la fiche de don­nées.287

286 Nou­veau ter­me selon le ch. I de l’O du 2 sept. 1998, en vi­gueur depuis le 1er oct. 1998 (RO 1998 2352).

287 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 14 oct. 2009, en vi­gueur depuis le 1er avr. 2010 (RO 2009 5705).

Art. 57 Suspension, systèmes de démarrage 288  

1 Est réputée sus­pen­sion pneu­matique ou sus­pen­sion re­con­nue équi­val­ente toute sus­pen­sion con­forme aux ex­i­gences en la matière énon­cées dans le règle­ment (UE) no 1230/2012.

2 Sont ad­mis les sys­tèmes de dé­mar­rage con­formes à l’an­nexe IV du règle­ment (UE) no 1230/2012.

288 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

Chapitre 5 Roues, pneumatiques

Art. 58 Roues et pneumatiques  

1 Les roues doivent être mu­nies de pneu­matiques, ou d’autres band­ages d’une élasti­cité semblable, d’une ca­pa­cité de charge suf­f­is­ante et ad­aptés aux jantes.

2 Les pneu­matiques doivent être ad­aptés à la vitesse max­i­m­ale du véhicule. Font ex­cep­tion les pneus d’hiver visés à l’art. 59, al. 3 et 4.289

3 Tous les pneu­matiques d’un véhicule doivent être de même con­cep­tion (ra­di­aux ou di­ag­onaux).

4 La toile des pneu­matiques ne doit être ni abîmée ni ap­par­ente. Les pneu­matiques doivent présenter un pro­fil d’au moins 1,6 mm sur toute la sur­face de la bande de roul­e­ment.

5 Les pneu­matiques des roues jumelées ne doivent pas se touch­er, à moins que le con­struc­teur ne l’ait ex­pressé­ment autor­isé.

6 La charge nom­inale, l’in­dice de vit­esses, les com­binais­ons jantes/pneu­matiques et la cir­con­férence de roul­e­ment doivent être con­formes à l’état de la tech­nique, tel qu’il est not­am­ment décrit dans les normes de l’ETRTO ou dans les régle­ment­a­tions suivantes:

a.
règle­ment CEE-ONU no 30;
b.
règle­ment CEE-ONU no 54;
c.
règle­ment CEE-ONU no 75;
d.
règle­ment (UE) no 168/2013 et règle­ment délégué (UE) no 3/2014;
e.290
règle­ment (UE) no 167/2013 et règle­ment délégué (UE) 2015/208, ou
f.291
règle­ment CEE-ONU no 106. 292

6bis Le nom du fab­ric­ant, la charge nom­inale et l’in­dice de vit­esses doivent être mar­qués sur les pneu­matiques de man­ière dur­able. Pour les pneu­matiques non nor­m­al­isés, pour les pneu­matiques ou les com­binais­ons jantes/pneu­matiques qui di­ver­gent des normes ou des régle­ment­a­tions et pour les pneu­matiques dont l’util­isa­tion n’est pas con­forme au code d’iden­ti­fic­a­tion, une garantie du con­struc­teur du véhicule ou du fab­ric­ant de pneu­matiques est né­ces­saire. Dans ces cas-là, il con­vi­ent de men­tion­ner dans le per­mis de cir­cu­la­tion la marque, le type, les di­men­sions et, s’il y a lieu, les in­dic­a­tions di­ver­gentes des pneu­matiques ain­si que les con­di­tions re­quises.293

7 Les pneu­matiques des voit­ures auto­mo­biles, des mo­to­cycles, des quad­ri­cycles à moteur et des tri­cycles à moteur doivent être mu­nis d’une marque de ré­cep­tion ou de con­trôle ré­pond­ant aux normes in­ter­na­tionales.294

8 Les véhicules des catégor­ies M, N et O dont la vitesse max­i­m­ale par con­struc­tion ou ad­mise est égale ou supérieure à 80 km/h doivent être mu­nis de pneu­matiques con­formes aux règle­ments (CE) no 661/2009 et (UE) no 458/2011.295

289 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

290 In­troduite par le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er mai 2019 (RO 2019253).

291 In­troduite par le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er mai 2019 (RO 2019253).

292 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

293 In­troduit par le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

294 In­troduit par le ch. I de l’O du 10 juin 2005, en vi­gueur depuis le 1er oct. 2005 (RO 2005 4111).

295 In­troduit par le ch. I de l’O du 10 juin 2005 (RO 2005 4111). Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

Art. 59 Roues de rechange, roues de secours à usage temporaire, pneus d’hiver  

1 Les roues de re­change doivent sat­is­faire aux mêmes ex­i­gences que les roues ad­mises pour le véhicule.

2 En dérog­a­tion à l’al. 1, les roues de secours à us­age tem­po­raire sont ad­mises pour les véhicules de la catégor­ie M1. Elles doivent sat­is­faire aux ex­i­gences des règle­ments (CE) no 661/2009 et (UE) no 458/2011 ou du règle­ment CEE-ONU no 64 et doivent être mu­nies des in­dic­a­tions né­ces­saires.296

3 Les pneus d’hiver qui ne sont pas ad­aptés à la vitesse max­i­m­ale du véhicule doivent:

a.
sur les voit­ures auto­mo­biles, être mu­nis du sym­bole alpin visé à l’an­nexe 7, ap­pen­dice 1, du règle­ment CEE-ONU no 117, et être ad­aptés au min­im­um à une vitesse de 160 km/h;
b.
sur les mo­to­cycles, les quad­ri­cycles à moteur ou les tri­cycles à moteur, port­er l’in­dic­a­tion sup­plé­mentaire M+S et être ad­aptés au min­im­um à une vitesse de 130 km/h.297

4 Pour les pneus d’hiver visés à l’al. 3, le vendeur des pneus doit fournir une in­scrip­tion at­tir­ant l’at­ten­tion sur la vitesse max­i­m­ale autor­isée pour les pneu­matiques.298

296 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

297 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

298 In­troduit par le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

Art. 60 Genres de pneumatiques spéciaux, resculpture des pneumatiques  

1 Les band­ages en caoutchouc plein, les band­ages métal­liques et les chenilles sont ad­miss­ibles seule­ment quand l’us­age de pneu­matiques ne con­vi­ent pas. Les band­ages et chenilles métal­liques ne doivent présenter ni rain­ures ni cram­pons.

2 Pour les pneu­matiques mu­nis ou non d’une chambre à air, les band­ages en caoutchouc plein, les semi-pneu­matiques et les band­ages élastiques pleins, le poids ne doit pas dé­pass­er 0,20 t par centimètre de la largeur de la sur­face re­posant sur le sol ou 0,10 t pour les band­ages métal­liques. Pour les chenilles, il ne doit pas ex­céder 8,2 kg par cm2 de la sur­face re­posant sur le sol. Celle-ci com­prend unique­ment la partie de la chenille qui est ef­fect­ive­ment ap­puyée sur une chaussée plane.299

3 Les pneu­matiques des véhicules des catégor­ies M1, dont le poids total ex­cède 3,50 t, M2, M3, N, O3 et O4, qui peuvent être res­culptés, doivent être mu­nis du sym­bole Ω ou de l’in­scrip­tion «RE­GROOV­ABLE».

4 Il n’est pas per­mis de res­culpter les pneu­matiques des véhicules des catégor­ies M1, dont le poids total n’ex­cède pas 3,50 t, O1 et O2 ain­si que les pneu­matiques pour mo­to­cycles, quad­ri­cycles légers à moteur, quad­ri­cycles à moteur et tri­cycles à moteur.300

5 Les pneu­matiques re­chapés doivent port­er le nom ou le signe de l’en­tre­prise de re­cha­page, ain­si que les in­dic­a­tions con­cernant les di­men­sions, la vitesse max­i­m­ale, la ca­pa­cité de charge, le nombre de toiles et la con­cep­tion. Les in­dic­a­tions doivent être bi­en lis­ibles. Les ex­i­gences fixées à l’art. 58, al. 7 et 8, ne s’ap­pli­quent pas aux pneu­matiques re­chapés.301

6 Sont réputés pneu­matiques larges les pneu­matiques et les pneu­matiques jumelés dont la largeur re­présente au moins un tiers du diamètre ex­térieur du pneu­matique ou mesure au moins 0,60 m.302

299 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 10 juin 2005, en vi­gueur depuis le 1er oct. 2005 (RO 2005 4111).

300 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 août 2002, en vi­gueur depuis le 1er janv. 2003 (RO 2002 3218).

301 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 14 oct. 2009, en vi­gueur depuis le 1er avr. 2010 (RO 2009 5705).

302 In­troduit par le ch. I de l’O du 16 nov. 2016 (RO 2016 5133). Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

Art. 61 Pneus à clous  

1 Les «pneus à clous» sont des pneu­matiques à pointes in­cor­porées.

2 Seuls sont ad­mis les pneus à clous à car­cas­se ra­diale métal­lique. Toutes les roues d’un véhicule doivent en être équipées.

3 Le poids des clous ne doit pas dé­pass­er 3 g. Le diamètre de leur coller­ette ne doit pas ex­céder 6 mm. Les pointes doivent être bi­en en­fon­cées et ne pas dé­pass­er de la bande de roul­e­ment de plus de 1,5 mm.

4 Les pneu­matiques d’un diamètre in­férieur ou égal à 13 pouces peuvent avoir au max­im­um 110 pointes et ceux d’un diamètre supérieur à 13 pouces, 130 pointes au plus.

Art. 62 Restrictions d’utilisation, identification  

1 Seuls peuvent être équipés de pneus à clous les voit­ures auto­mo­biles dont le poids total n’ex­cède pas 7,5 t, les mo­to­cycles, les quad­ri­cycles légers à moteur, les quad­ri­cycles à moteur et les tri­cycles à moteur, ain­si que les remorques at­telées à de tels véhicules. Ils ne peuvent être util­isés qu’entre le 1er novembre et le 30 av­ril et, en de­hors de cette péri­ode, en présence de con­di­tions hivernales.303

2 Un disque in­di­quant la vitesse max­i­m­ale autor­isée de 80 km/h, selon l’an­nexe 4, est fixé à l’ar­rière des véhicules équipés de pneus à clous. En dérog­a­tion au ch. 1 de l’an­nexe 4, le disque peut avoir une bordure noire mu­nie d’un dessin styl­isé de pointes métal­liques.

3 Le disque doit être en­levé ou bar­ré de man­ière bi­en vis­ible lor­sque le véhicule est util­isé sans pneus à clous.

4 Ne sont pas visés par l’al. 2 les véhicules dont la vitesse max­i­m­ale par con­struc­tion est moins élevée. Le disque in­di­quant la vitesse max­i­m­ale éven­tuelle­ment ap­posé sur le véhicule ne doit pas être ôté.304

303 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 14 oct. 2009, en vi­gueur depuis le 1er avr. 2010 (RO 2009 5705).

304 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

Art. 63 Chaînes à neige et dispositifs antidérapants  

1 Les chaînes à neige et dis­pos­i­tifs sim­il­aires doivent garantir le dé­mar­rage, le fre­in­age et le guid­age latéral sur la neige et la glace; ils ne doivent pas en­dom­mager ex­cess­ive­ment les routes.

2 ...305

305 Ab­ro­gé par le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, avec ef­fet au 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

Chapitre 6 Direction

Art. 64  

1 La dir­ec­tion doit avoir un jeu ré­duit et être d’un maniement fa­cile.

2 Si la force de com­mande né­ces­saire pour mani­er le volant ex­cède 300 N en première vitesse dans un virage ser­ré, un dis­pos­i­tif d’as­sist­ance de la dir­ec­tion est in­dis­pens­able; en cas de dé­fail­lance de ce dis­pos­i­tif, la force de com­mande ne doit pas ex­céder 500 N dans les six premières secondes.306

3 Le mécan­isme et la géométrie de la dir­ec­tion doivent être con­çus et réglés de man­ière qu’il ne se produise pas de «shimmy» et que le véhicule roule tou­jours en ligne droite quand la dir­ec­tion est en po­s­i­tion nor­male.

4 Sur les véhicules équipés d’une dir­ec­tion hy­draul­ique ou élec­trique, il y a lieu, au be­soin, de faire monter un dis­pos­i­tif aver­tis­seur ou de lim­iter la vitesse.

306 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 sept. 1998, en vi­gueur depuis le 1er oct. 1998 (RO 1998 2352).

Chapitre 7 Freins

Art. 65  

1 Les véhicules auto­mo­biles et leurs remorques doivent être équipés de sys­tèmes de fre­in­age per­met­tant d’im­mob­il­iser le véhicule, quelles que soi­ent sa vitesse et son chargement.

2 En fonc­tion de leur clas­si­fic­a­tion, ils doivent être équipés d’un frein de ser­vice, d’un frein aux­ili­aire, d’un frein de sta­tion­nement et d’un ralen­tis­seur, ain­si que d’un sys­tème an­ti­b­loc­age auto­matique (ABS).

Chapitre 8 Carrosserie, habitacle

Art. 66 Carrosseries de véhicules, divers  

1 Les su­per­struc­tures amovibles ou fixes et leur li­ais­on avec le châssis doivent être à même de rés­ister aux différentes forces dues à l’em­ploi du véhicule. Les su­per­struc­tures in­ter­change­ables tell­es que conten­eurs, citernes, silos ou ponts de charge sont réputées com­posants des véhicules.307

1bis Les su­per­struc­tures de véhicules af­fectés au trans­port de choses dont le poids total dé­passe 3,50 t et qui sont des­tinées au trans­port de marchand­ises solides doivent être mu­nies de dis­pos­i­tifs d’at­tache pro­pres à as­surer le chargement et con­formes à l’état de la tech­nique, tel qu’il est not­am­ment décrit dans la norme EN 12640. Les su­per­struc­tures ren­for­cées con­formes à la norme EN 12642 peuvent être re­con­nues comme dis­pos­i­tifs d’ar­rim­age si un concept de chargement pré­cise les mod­al­ités de dis­pos­i­tion du chargement per­met­tant d’en as­surer une sé­cur­ité op­ti­male.308

1ter Lor­squ’elles sont bas­cu­lantes, les cab­ines de con­duc­teur et les su­per­struc­tures doivent pouvoir être as­surées contre un re­tour in­tem­pes­tif à leur po­s­i­tion nor­male.309

2 Le con­duc­teur et les pas­sagers doivent être protégés de tout con­tact avec les roues. La carros­ser­ie ou les dis­pos­i­tifs de re­couvre­ment des roues310 doivent, lor­sque le véhicule roule en ligne droite, re­couv­rir la partie supérieure de la roue, sur toute la bande de roul­e­ment des pneu­matiques, et s’in­curv­er à l’ar­rière jusqu’à 0,10 m au-des­sus de l’axe de l’es­sieu.

3 Les in­stall­a­tions sanitaires des véhicules sont con­stru­ites de man­ière qu’aucun li­quide ni déchet ne puis­sent se répandre sur la chaussée.

4 Les por­tes, couvercles de cof­fre, toits ouv­rants, etc. doivent pouvoir se fer­mer si­len­cieuse­ment. Les freins, pan­neaux latéraux, at­tel­ages de remorques, en­gins sup­plé­mentaires, etc. ne doivent caus­er aucun bruit pouv­ant être évité.

307 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

308 In­troduit par le ch. I de l’O du 2 mars 2012 (RO 2012 1825). Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

309 In­troduit par le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

310 Nou­velle ex­pres­sion selon ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133). Il a été tenu compte de cette mod. dans tout le texte.

Art. 67 Aspect du véhicule, composants de véhicules dangereux, protection des composants rotatifs  

1 Les véhicules ne doivent présenter aucune pointe tranchante ou arête vive ni aucune sail­lie ou ouver­ture qui aug­mente le risque de blessures en cas de col­li­sion. Cette règle s’ap­plique à la fois à l’hab­it­acle, pour la pro­tec­tion des pas­sagers, et à l’ex­térieur du véhicule, not­am­ment pour la pro­tec­tion des piétons ou des us­agers des deux-roues.311

2 Les com­posants des véhicules, not­am­ment les rétro­viseurs, les dis­pos­i­tifs d’éclai­rage, les charnières et les poignées de por­tes doivent être con­çus, fixés ou protégés de man­ière à ré­duire au max­im­um le risque de bless­er les pas­sagers et les us­agers de la route en cas d’ac­ci­dent et à re­specter l’an­nexe 8. Les com­posants inutiles et dangereux, not­am­ment à l’ex­térieur du véhicule, sont in­ter­dits; les pare-buffles, les fig­ur­ines et les décor­a­tions sont ad­mis s’ils sont con­formes à l’an­nexe 8. L’art. 104a, al. 3, re­latif aux pare-buffles de­meure réser­vé.312

3 Les rac­cords pour l’en­traîne­ment des es­sieux de remorque, tels que les prises de force, etc., doivent être mu­nis de pro­tec­tions ef­ficaces.

311 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

312 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

Art. 68 Marquage, identification  

1 Les véhicules suivants doivent être mar­qués de man­ière à frap­per l’at­ten­tion de bandes ob­liques, jaunes et noires ou rouges et blanches de 0,10 m de largeur en­viron; ces bandes peuvent être rétroréfléchis­santes:

a.
les véhicules qui, de par leur con­struc­tion ou leur mode d’util­isa­tion, présen­tent pour les autres us­agers de la route un danger dif­fi­cile­ment iden­ti­fi­able. Les bandes d’iden­ti­fic­a­tion peuvent être ap­pli­quées à l’av­ant et à l’ar­rière;
b.
les com­posants de véhicules, d’en­gins ad­aptés et d’autres en­gins qui dé­pas­sent d’une man­ière peu vis­ible de plus de 0,15 m sur les côtés ou de plus de 1,00 m à l’av­ant ou à l’ar­rière.

2 Au be­soin, les com­posants de véhicules, d’en­gins ad­aptés ou d’autres en­gins peuvent être mu­nis d’une housse ou d’un cais­son sig­nalé de la même man­ière afin d’at­tirer l’at­ten­tion.

3 Les cam­i­ons, les voit­ures auto­mo­biles de trav­ail, les trac­teurs et leurs remorques peuvent être sig­nalés à l’ar­rière par des plaques d’iden­ti­fic­a­tion rétroréfléchis­santes et fluor­es­cen­tes, con­formé­ment au règle­ment CEE-ONU no 70 et à l’an­nexe 4.313

4 Les voit­ures auto­mo­biles, quad­ri­cycles légers à moteur, quad­ri­cycles à moteur et tri­cycles à moteur dont la vitesse max­i­m­ale n’ex­cède pas 45 km/h, de par leur con­struc­tion, et leurs remorques ain­si que les remorques dont la vitesse max­i­m­ale est lim­itée à 45 km/h doivent être sig­nalés par une plaque d’iden­ti­fic­a­tion ar­rière, con­formé­ment aux dis­pos­i­tions du règle­ment no 69 de l’ECE et de l’an­nexe 4, ch. 10. Font ex­cep­tion les trac­teurs, de même que les véhicules d’une largeur de 1,30 m au max­im­um.314

5 Les plates-formes de levage en po­s­i­tion de trav­ail ou les pan­neaux ar­rière ra­bat­tus peuvent être ren­dus vis­ibles au moy­en de feux clignot­ants, con­formé­ment à l’art. 78, al. 2.

313 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

314 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 janv. 2008, en vi­gueur depuis le 1er juil. 2008 (RO 2008 355).

Art. 69 Inscriptions et peintures, marquages à grande visibilité 315  

1 Les in­scrip­tions et pein­tures ap­pli­quées sur les véhicules ne doivent pas dis­traire outre mesure l’at­ten­tion des autres us­agers de la route. Elles ne doivent être ni auto­lu­mineuses ou éclairées, ni lu­min­es­cen­tes et n’être rétroréfléchis­santes que s’il est prouvé qu’elles sat­is­font aux ex­i­gences du règle­ment no 104 de l’ECE.316

2 Afin de les rendre plus vis­ibles et con­formé­ment au règle­ment CEE-ONU no 104, les véhicules auto­mo­biles et les remorques peuvent être mu­nis de bandes rétro-réfléchis­santes jaunes, rouges ou blanches, vis­ibles de l’ar­rière, et jaunes ou blanches, vis­ibles de côté. Les ex­i­gences du règle­ment CEE-ONU no 104 s’ap­pli­quent par ana­lo­gie aux véhicules qui n’en­trent pas dans son champ d’ap­plic­a­tion; des bandes plus étroites sont toute­fois ad­mises pour les mo­to­cycles, les quad­ri­cycles légers à moteur, les quad­ri­cycles à moteur et les tri­cycles à moteur ain­si que pour les véhicules de la catégor­ie M1.317

2bis Les véhicules des catégor­ies N2d’un poids total de plus de 7,50 t et N3, sauf les trac­teurs à sel­lette, ain­si que O3 et O4 doivent, con­formé­ment au règle­ment CEE-ONU no 48, être ren­dus vis­ibles vers l’ar­rière si leur largeur dé­passe 2,10 m et vers le côté si leur lon­gueur dé­passe 6,00 m.318

3 Les véhicules qui, en rais­on de leur util­isa­tion spé­ciale, peuvent re­présenter un danger dif­fi­cile­ment iden­ti­fi­able pour d’autres us­agers de la route ou de­mandent une at­ten­tion par­ticulière peuvent être sig­nalés par des dis­pos­i­tifs à la fois rétroréfléchis­sants et fluor­es­cents.319

315 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 janv. 2008, en vi­gueur depuis le 1er juil. 2008 (RO 2008 355).

316 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 sept. 1998, en vi­gueur depuis le 1er oct. 1998 (RO 1998 2352).

317 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

318 In­troduit par le ch. I de l’O du 2 mars 2012 (RO 2012 1825). Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

319 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

Art. 70 Publicité 320  

Les ex­i­gences re­quises à l’art. 69, al. 1, s’ap­pli­quent à la pub­li­cité ap­posée sur les véhicules. L’autor­ité com­pétente selon le droit can­ton­al peut ac­cord­er des dérog­a­tions lors de mani­fest­a­tions.

320 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 28 mars 2007, en vi­gueur depuis le 1er juil. 2007 (RO 2007 2109).

Art. 71 Portes 321  

1 Les por­tes doivent être as­surées contre une ouver­ture in­volontaire.

2 Les por­tes des com­par­ti­ments oc­cupés par des pas­sagers dur­ant le tra­jet doivent ré­pon­dre aux ex­i­gences suivantes:

a.
les charnières des por­tes latérales et celles du bat­tant qui s’ouvre le premi­er, lor­squ’il s’agit de por­tes doubles, doivent être placées à l’av­ant. Ne sont pas visées par cette dis­pos­i­tion les por­tes des voit­ures auto­mo­biles de trav­ail et les por­tes qui, en butant vers le haut, ne dé­pas­sent pas le pro­fil latéral du véhicule lor­squ’elles sont ouvertes, ain­si que les por­tes mu­nies d’un dis­pos­i­tif de sé­cur­ité sup­plé­mentaire em­pêchant une ouver­ture in­volontaire pendant la marche;
b.
les por­tes auto­matiques ou com­mandées à dis­tance doivent être mu­nies de deux dis­pos­i­tifs, l’un em­pêchant les pas­sagers d’être co­incés et l’autre per­met­tant l’ouver­ture des por­tes en cas de né­ces­sité depuis l’in­térieur.322

3 Les por­tes situées à l’ar­rière doivent être mu­nies d’un dis­pos­i­tif de sé­cur­ité qui, lors de leur ouver­ture in­volontaire, em­pêche qu’elles ne débor­dent les parties ex­térieures fixes du véhicule. Font ex­cep­tion celles qui, pour le chargement et le déchargement, peuvent venir se pla­cer contre l’ex­térieur de la face latérale du véhicule et être blo­quées dans cette po­s­i­tion. Les por­tes des com­par­ti­ments des­tinés au trans­port de per­sonnes doivent pouvoir s’ouv­rir de l’in­térieur, hormis celles des véhicules ser­vant aux trans­ports de po­lice.323

4 et 5 ...324

321 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

322 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 sept. 1998, en vi­gueur depuis le 1er oct. 1998 (RO 1998 2352).

323 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 10 juin 2005, en vi­gueur depuis le 1er oct. 2005 (RO 2005 4111).

324 Ab­ro­gés par le ch. I de l’O du 2 mars 2012, avec ef­fet au le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

Art. 71a Vitres et visibilité 325  

1 Lor­sque ses yeux sont à une hauteur de 0,75 m au-des­sus du siège, le con­duc­teur doit pouvoir ob­serv­er sans dif­fi­culté la chaussée à l’ex­térieur d’un demi-cercle de 12,00 m de ray­on. L’autor­ité d’im­ma­tric­u­la­tion dé­cide des mesur­es de sé­cur­ité qui s’im­posent (miroirs sup­plé­mentaires, aide-con­duc­teur, véhicule con­voyeur) si cette con­di­tion n’est pas re­m­plie sur cer­taines voit­ures auto­mo­biles de trav­ail.

2 Toutes les vitres des com­par­ti­ments oc­cupés par le con­duc­teur et les pas­sagers doivent être en verre de sé­cur­ité ou en une matière sim­il­aire ne pouv­ant caus­er des blessures im­port­antes en cas de bris.

3 En cas de bris, les pare-brise doivent of­frir une vis­ib­il­ité suf­f­is­ante au con­duc­teur.

4 Les glaces né­ces­saires à la vis­ib­il­ité du con­duc­teur doivent être par­faite­ment trans­par­entes, non dé­form­antes et résist­antes aux in­tem­péries; elles doivent con­serv­er une trans­par­ence d’au moins 70 % après un long us­age. Aucun ob­jet en­trav­ant la vis­ib­il­ité du con­duc­teur ou ré­duis­ant la trans­par­ence à moins de 70 % ne doit être placé sur ces glaces, ni devant ou der­rière elles. Font ex­cep­tion les ob­jets pre­scrits ou prévus par la loi ou ceux mis en place tem­po­raire­ment dans le cadre du ser­vice d’or­dre (par ex. grilles) ain­si que les sys­tèmes de nav­ig­a­tion en de­hors du champ de vis­ion prévu à l’al. 1.

5 Les bandes anti-éblouisse­ment sont autor­isées en haut du pare-brise si elles n’em­pêchent pas le con­duc­teur d’aper­ce­voir un ob­jet à au moins 4,00 m de haut à une dis­tance de 12,00 m lor­sque ses yeux sont à une hauteur de 0,75 m au-des­sus du siège.

6 Les déflec­teurs à air ou à plu­ie in­colores et trans­par­ents qui se trouvent aux fenêtres sont autor­isés si le con­duc­teur peut re­garder dans le rétro­viseur sans être gêné.326

325 In­troduit par le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

326 In­troduit par le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

Art. 72 Habitacle, ancrages des ceintures de sécurité, ceintures de sécurité, appuie-tête, airbags, dispositifs de commande 327  

1 Les voit­ures auto­mo­biles doivent être con­stru­ites de man­ière que le con­duc­teur et les pas­sagers ne puis­sent tomber du véhicule ni en­trer en con­tact avec des obstacles ex­térieurs; les marches et marchepieds doivent être an­ti­dérapants. À l’in­térieur, les com­posants poin­tus, sail­lants ou présent­ant des arêtes vives doivent être évités, mu­nis d’une pro­tec­tion ou rem­bour­rés.

2 Les an­crages des cein­tures de sé­cur­ité doivent être con­formes aux régle­ment­a­tions suivantes:

a.
règle­ment (CE) no 661/2009;
b.
règle­ment (UE) no 168/2013 et règle­ment délégué (UE) no 3/2014;
c.
règle­ment CEE-ONU no 14, ou
d.
règle­ment (UE) no 167/2013 et règle­ment délégué (UE) no 1322/2014.328

3 Les an­crages des cein­tures de sé­cur­ité des sièges dis­posés per­pen­dic­u­laire­ment au sens de la marche doivent sat­is­faire aux ex­i­gences re­l­at­ives aux an­crages des cein­tures ab­dom­in­ales des sièges ori­entés vers l’av­ant de la catégor­ie de véhicules cor­res­pond­ante, les charges d’es­sai des an­crages devant être ap­pli­quées dans le sens de la marche.329

4 Les charges d’es­sai des an­crages des cein­tures de sé­cur­ité des sièges d’en­fants s’élèvent à 50 % des charges prévues pour les an­crages des sièges d’adultes cor­res­pond­ants.330

5 Les cein­tures de sé­cur­ité doivent être con­formes aux régle­ment­a­tions suivantes:

a.
règle­ment (CE) no 661/2009;
b.
règle­ment (UE) no 168/2013 et règle­ment délégué (UE) no 3/2014;
c.
règle­ment CEE-ONU no 16, ou
d.
règle­ment (UE) no 167/2013 et règle­ment délégué (UE) no 1322/2014.331

5bis Les ap­puie-tête doivent être con­formes aux règle­ments de la CEE-ONU ci-après ou of­frir une pro­tec­tion équi­val­ente:

a.
règle­ment CEE-ONU no 17;
b.
règle­ment CEE-ONU no 25, ou
c.
règle­ment CEE-ONU no 80.332

6 Les places prévues pour le trans­port de per­sonnes en chaise de han­di­capé doivent être équipées de dis­pos­i­tifs de sé­cur­ité suf­f­is­ants pour les­dits fauteuils et les per­sonnes qui s’y trouvent. Font ex­cep­tion les véhicules ay­ant des places de­bout autor­isées.333

7 Les cein­tures de sé­cur­ité in­stallées sur une base volontaire doivent pouvoir déploy­er leur ef­fet pro­tec­teur, avoir fait l’ob­jet d’une ré­cep­tion par type et être dis­posées ju­di­cieuse­ment. Leurs points d’an­crage doivent être suf­f­is­am­ment solides.334

8 Si les airbags existants sont re­m­placés par d’autres que ceux prévus par le fab­ric­ant ou si des airbags sup­plé­mentaires sont in­stallés, ceux-ci dev­ront être testés con­formé­ment au règle­ment ECE no 114 et mu­nis d’une marque de con­form­ité.335

9 Si les places des pas­sagers sont équipées d’airbags, il faut que soit ap­posée l’in­scrip­tion «Airbag» ou une in­dic­a­tion dur­able, vis­ible en tout temps, qui mette en garde contre l’in­stall­a­tion sur ces sièges d’un dis­pos­i­tif de re­tenue pour en­fants tourné vers l’ar­rière. Font ex­cep­tion les sys­tèmes pour lesquels tout danger de ce genre est ex­clu.336

10 Les dis­pos­i­tifs de com­mande doivent être ad­aptés à leur us­age et les in­stru­ments de con­trôle fa­cile­ment lis­ibles.337

327 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

328 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

329 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 17 août 2005, en vi­gueur depuis le 1er mars 2006 (RO 2005 4515).

330 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 17 août 2005, en vi­gueur depuis le 1er mars 2006 (RO 2005 4515).

331 In­troduit par le ch. I de l’O du 17 août 2005 (RO 2005 4515). Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

332 In­troduit par le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

333 In­troduit par le ch. I de l’O du 17 août 2005 (RO 2005 4515). Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 28 mars 2007, en vi­gueur depuis le 1er juil. 2007 (RO 2007 2109).

334 In­troduit par le ch. I de l’O du 17 août 2005, en vi­gueur depuis le 1er mars 2006 (RO 2005 4515).

335 In­troduit par le ch. I de l’O du 17 août 2005, en vi­gueur depuis le 1er mars 2006 (RO 2005 4515).

336 An­cien­nement al. 3bis. In­troduit par le ch. I de l’O du 2 sept. 1998, en vi­gueur depuis le 1er oct. 1998 (RO 1998 2352). Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 17 août 2005, en vi­gueur depuis le 1er mars 2006 (RO 2005 4515).

337 In­troduit par le ch. I de l’O du 17 août 2005, en vi­gueur depuis le 1er mars 2006 (RO 2005 4515).

Chapitre 9 Éclairage

Art. 72a Réglementations déterminantes 338  

Les feux et cata­dioptres doivent sat­is­faire soit aux ex­i­gences tech­niques de la présente or­don­nance, soit aux ex­i­gences tech­niques des régle­ment­a­tions ci-après pour le genre de véhicule en ques­tion:

a.
règle­ment CEE-ONU no 48;
b.
règle­ment CEE-ONU no 53;
c.
règle­ment CEE-ONU no 74;
d.
règle­ment CEE-ONU no 86;
e.
règle­ment (UE) no 167/2013 et règle­ment délégué (UE) no 2015/208, ou
f.
règle­ment (UE) no 168/2013 et règle­ment délégué (UE) no 3/2014.

338 In­troduit par le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

Art. 73 Exigences générales pour les dispositifs d’éclairage et les catadioptres  

1 Les dis­pos­i­tifs d’éclair­age doivent être fixés solidement. Ils doivent être protégés contre l’eau et la poussière par un verre ou une matière syn­thétique in­dé­form­able, dif­fi­cile­ment in­flam­mable et ne perd­ant pas ses qual­ités de trans­par­ence. Si les feux sont col­orés, la couleur doit être dur­able. En l’ab­sence de pre­scrip­tions spé­ciales, les pro­priétés pho­tométriques (comme l’in­tens­ité lu­mineuse, la couleur ou la sur­face lu­mineuse vis­ible) d’un dis­pos­i­tif d’éclair­age ne doivent pas être modi­fiées in­ten­tion­nelle­ment pendant le fonc­tion­nement de ce derni­er. Les sources lu­mineuses re­m­plaç­ables doivent être con­formes aux pre­scrip­tions in­ter­na­tionales.339

2 Les feux et cata­dioptres du même genre montés par paire doivent être de forme, d’in­tens­ité et de couleur identiques; ils doivent être placés symétrique­ment dans l’axe lon­git­ud­in­al du véhicule, à la même dis­tance du sol. Ils doivent s’al­lumer et s’éteindre sim­ul­tané­ment, à l’ex­cep­tion des feux de sta­tion­nement et des feux d’angle.340

3 Deux feux ou cata­dioptres ay­ant la même fonc­tion comptent pour un seul feu ou un seul cata­dioptre lor­sque la somme de leurs sur­faces de pro­jec­tion, dans l’axe du ray­on prin­cip­al, cor­res­pond au moins à 60 % d’un rect­angle aus­si étroit que pos­sible les en­tour­ant et qu’ils sont re­con­nus comme feux du type «D» et mar­qués comme tels ouqu’ils re­m­p­lis­sent en­semble les ex­i­gences re­quises pour un seul cata­dioptre.341

4 Des feux de genres différents et des cata­dioptres pour­ront être in­cor­porés dans un même boîti­er, à con­di­tion que soi­ent re­spectées les pre­scrip­tions prévues pour chacun d’eux et que l’ef­fet de l’un ne soit pas com­promis par ce­lui de l’autre.

5 L’an­nexe 10 est ap­plic­able en ce qui con­cerne la couleur, le mont­age, l’in­tens­ité lu­mineuse et le réglage.

339 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

340 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 10 juin 2005, en vi­gueur depuis le 1er oct. 2005 (RO 2005 4111).

341 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 14 oct. 2009, en vi­gueur depuis le 1er avr. 2010 (RO 2009 5705).

Art. 74 Feux de route et de croisement, avertisseur optique  

1 Les feux de route doivent éclairer ef­ficace­ment la chaussée sur une dis­tance de 100 m au moins. Un té­moin lu­mineux bi­en vis­ible doit sig­naler au con­duc­teur que les feux de route sont al­lumés. Le pas­sage des feux de route aux feux de croise­ment et vice versa ne doit pas pro­voquer une in­ter­rup­tion de la lu­mière.

2 Les feux de croise­ment doivent présenter une tache lu­mineuse nette­ment délim­itée vers le haut ou une coupure bi­en mar­quée; cette coupure doit être soit ho­ri­zontale sur toute sa largeur, soit ho­ri­zontale à gauche de l’axe du pro­jec­teur et, à droite, se re­lever de 15° au plus. Les feux de croise­ment peuvent brill­er en même temps que les feux de route.

3 L’aver­tis­seur op­tique peut être branché sur les feux de route ou les feux de croise­ment. Les sig­naux lu­mineux doivent s’ar­rêter dès que le con­duc­teur lâche le dis­pos­i­tif de com­mande. L’aver­tis­seur op­tique peut fonc­tion­ner sans que les autres feux soi­ent en­clenchés.

4 Les voit­ures auto­mo­biles équipées de feux de croise­ment mu­nis de sources lu­mineuses dont le flux total at­tendu dé­passe 2000 lu­mens doivent être équipées d’un sys­tème de réglage auto­matique des pro­jec­teurs con­forme au règle­ment no 48 de l’ECE. Les mo­to­cycles, quad­ri­cycles légers à moteur, quad­ri­cycles à moteur et tri­cycles à moteur dis­posant de feux de ce type doivent être équipés d’un sys­tème de réglage auto­matique des pro­jec­teurs con­forme au règle­ment no 53 de l’ECE. Font ex­cep­tion les véhicules qui sont con­formes au ch. 6.2.6.1 du règle­ment no 48 de l’ECE ou au ch. 6.2.5.3 du règle­ment no 53 de l’ECE même sans ce sys­tème de réglage. Les voit­ures auto­mo­biles mu­nies de feux de ce type doivent en outre être équipées d’une in­stall­a­tion de lav­age des pro­jec­teurs con­forme au règle­ment no 45 de l’ECE. Les présentes dis­pos­i­tions s’ap­pli­quent par ana­lo­gie aux véhicules qui ne sont pas ré­gis par les règle­ments de l’ECE men­tion­nés.342

5 Les pro­jec­teurs mu­nis de sources lu­mineuses à décharge doivent être con­formes au règle­ment no 98 de l’ECE.343

342 In­troduit par le ch. I de l’O du 2 sept. 1998 (RO 1998 2352). Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

343 In­troduit par le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

Art. 75 Feux de position, feux arrière, feux de gabarit, feux de stationnement, feux-stop et éclairage de la plaque de contrôle  

1 Les feux de po­s­i­tion, les feux ar­rière, les feux de gabar­it et les feux de sta­tion­nement doivent, sans éblouir, être vis­ibles à une dis­tance de 300 m de nu­it par temps clair.

2 Les feux de po­s­i­tion, les feux ar­rière, les feux de gabar­it et l’éclair­age de la plaque de con­trôle doivent tou­jours fonc­tion­ner en même temps que les feux de route, de croise­ment ou de brouil­lard. Les feux de po­s­i­tion, les feux ar­rière et les feux de gabar­it peuvent aus­si ser­vir de feux de sta­tion­nement s’ils sont placés à 0,40 m au plus du bord du véhicule.344

3 Les feux-stop doivent, sans éblouir, être vis­ibles sur une dis­tance de 100 m au moins le jour et de 300 m au moins la nu­it. Ils doivent s’al­lumer dès que le con­duc­teur ac­tionne un frein de ser­vice. Ils peuvent égale­ment s’al­lumer lor­squ’il ac­tionne le ralen­tis­seur ou un dis­pos­i­tif sim­il­aire. Lor­squ’ils sont com­binés avec les feux ar­rière, ils doivent s’en différen­ci­er nette­ment par l’in­tens­ité.

4 Un feu-stop sup­plé­mentaire peut être in­stallé à l’ar­rière, au mi­lieu, à l’in­térieur ou à l’ex­térieur du véhicule. Il n’est pas per­mis de le com­bin­er avec d’autres feux. S’il n’est pas pos­sible, pour des rais­ons tech­niques, de le monter au mi­lieu, à cause de por­tes ar­rière à double bat­tant par ex­emple, on peut in­staller au choix un feu-stop sup­plé­mentaire, déc­alé latérale­ment de 150 mm, ou deux feux de ce genre, côte à côte, aus­si proches que pos­sible l’un de l’autre.

5 L’éclair­age de la plaque de con­trôle ar­rière doit être aus­si uni­forme que pos­sible sur toute la sur­face de celle-ci et per­mettre de la déchif­frer fa­cile­ment à une dis­tance de 20 m au moins, de nu­it par temps clair. Aucune lu­mière dir­ecte ne doit être vis­ible de l’ar­rière. La dis­pos­i­tion de l’art. 73, al. 2, con­cernant la po­s­i­tion symétrique dans l’axe lon­git­ud­in­al du véhicule n’est pas ap­plic­able.345

344 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 10 juin 2005, en vi­gueur depuis le 1er oct. 2005 (RO 2005 4111).

345 Phrase in­troduite par le ch. I de l’O du 2 sept. 1998, en vi­gueur depuis le 1er oct. 1998 (RO 1998 2352).

Art. 76 Feux de brouillard et feux arrière de brouillard, feux de circulation diurne et feux d’angle 346  

1 Le champ lu­mineux des feux de brouil­lard doit être large et bi­en délim­ité vers le haut; ils peuvent s’al­lumer en même temps que les feux de po­s­i­tion, de croise­ment, de route ou qu’une com­binais­on de ces feux. Le bord supérieur de leur plage éclair­ante ne doit pas se trouver plus haut que ce­lui des feux de croise­ment.

2 Les feux ar­rière de brouil­lard doivent être fixés à une dis­tance de 100 mm au min­im­um des feux-stop. Lor­squ’il y a deux feux ar­rière de brouil­lard, ils doivent être fixés à l’ar­rière du véhicule, symétrique­ment de part et d’autre de l’axe lon­git­ud­in­al et à la même hauteur. Lor­sque le feu ar­rière de brouil­lard est unique, il doit être situé sur la moitié gauche ou au centre de la partie postérieure du véhicule.347

3 Les feux ar­rière de brouil­lard doivent être con­formes au règle­ment CEE-ONU no 38.348

4 Les ex­i­gences en matière de com­mande élec­trique des feux ar­rière de brouil­lard se fond­ent sur le règle­ment CEE-ONU no 48 pour les voit­ures auto­mo­biles, sur le règle­ment (UE) no 167/2013 et le règle­ment délégué (UE) no 2015/208 pour les trac­teurs, ain­si sur le règle­ment (UE) no 168/2013 et le règle­ment délégué (UE) no 3/2014 pour les mo­to­cycles, les quad­ri­cycles légers à moteur, les quad­ri­cycles à moteur et les tri­cycles à moteur.349

5 Les ex­i­gences en matière de feux de cir­cu­la­tion di­urne se fond­ent sur le règle­ment CEE-ONU no 87. Les ex­i­gences quant à leur mont­age et à leur com­mande se fond­ent sur:

a.
le règle­ment CEE-ONU no 53 pour les mo­to­cycles à une voie;
b.
le règle­ment UE no 168/2013 et le règle­ment délégué (UE) no 3/2014 pour les quad­ri­cycles légers à moteur, les quad­ri­cycles à moteur, les tri­cycles à moteur ain­si que les mo­to­cycles légers à trois roues;
c.
le règle­ment (UE) no 2015/208 ou le règle­ment CEE-ONU no 86 pour les voit­ures auto­mo­biles qui en­trent dans le champ d’ap­plic­a­tion du règle­ment (UE) no 167/2013;
d.
le règle­ment CEE-ONU no 48 pour les autres voit­ures auto­mo­biles.350

5bis Les feux de cir­cu­la­tion di­urne à éteindre manuelle­ment sont autor­isés pour les véhicules de l’armée, de la po­lice ou de la dou­ane.351

6 Les ex­i­gences en matière de feux d’angle se fond­ent sur le règle­ment no 119 de l’ECE, celles qui con­cernent leur mont­age, sur le règle­ment no 48 de l’ECE.352

346 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 10 juin 2005, en vi­gueur depuis le 1er oct. 2005 (RO 2005 4111).

347 Nou­velle ten­eur de la phrase selon le ch. I de l’O du 6 sept. 2000, en vi­gueur depuis le 15 oct. 2000 (RO 2000 2433).

348 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

349 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

350 In­troduit par le ch. I de l’O du 2 sept. 1998 (RO 1998 2352). Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

351 In­troduit par le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

352 In­troduit par le ch. I de l’O du 10 juin 2005, en vi­gueur depuis le 1er oct. 2005 (RO 2005 4111).

Art. 77 Feux de recul et catadioptres  

1 Les feux de re­cul ne doivent pas être éblouis­sants; ils doivent éclairer seule­ment les alen­tours im­mé­di­ats à l’ar­rière du véhicule. S’ils ne produis­ent pas une lu­mière dif­fuse, le centre de leur fais­ceau lu­mineux doit at­teindre le sol à une dis­tance de 15 m au plus. Les feux de re­cul sup­plé­mentaires selon l’art. 110, al. 2, let. f, et l’art. 193, al. 1, let q, peuvent aus­si éclairer les alen­tours im­mé­di­ats latéraux du véhicule. Les feux de re­cul doivent s’éteindre lor­sque le véhicule avance ou que l’al­lu­mage a été coupé ou en­core, sur les véhicules sans al­lu­mage élec­trique, lor­sque le con­tact prin­cip­al est coupé ou que les feux de route et de croise­ment sont éteints.353

2 Les cata­dioptres doivent être con­formes au règle­ment CEE-ONU no 3.354

3 Ils doivent être fixés de man­ière que leur ef­fica­cité max­i­m­ale soit ob­tenue ho­ri­zontale­ment dans l’axe lon­git­ud­in­al du véhicule et, s’il s’agit de cata­dioptres latéraux, per­pen­dic­u­laire­ment à cet axe; lor­squ’ils sont éclairés par les feux de route d’un véhicule auto­mobile, ils doivent être vis­ibles à une dis­tance d’au moins 150 m.

353 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 10 juin 2005, en vi­gueur depuis le 1er oct. 2005 (RO 2005 4111).

354 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

Art. 78 Feux clignotants, feux bleus, feux orange de danger et autres dispositifs d’éclairage 355  

1 En guise de feux clignot­ants aver­tis­seurs des­tinés à sig­naler le véhicule, les clig­noteurs de dir­ec­tion ou les feux-stop peuvent être branchés de man­ière qu’ils s’al­lu­ment et s’éteignent sim­ul­tané­ment. Leur en­clen­che­ment né­ces­site un com­mutateur sé­paré. La fréquence du clig­note­ment doit être de 90 ± 30 batte­ments par minute. Un té­moin lu­mineux doit in­diquer au con­duc­teur que les feux clignot­ants aver­tis­seurs sont en­clenchés.

2 Sont réputés feux clignot­ants des­tinés à sig­naler les plates-formes de levage, les pan­neaux ar­rière ra­bat­tus ou les por­tes ar­rière ouvertes les feux clignot­ants qui y sont fixés à de­meure. Ils doivent émettre un feu jaune clignot­ant d’une fréquence de 90 ± 30 batte­ments par minute. Ils peuvent être en­clenchés en même temps que les feux clignot­ants aver­tis­seurs visés à l’al. 1. Les ch. 21, 312 et 322 de l’an­nexe 10 ne sont pas ap­plic­ables.356

3 Les ex­i­gences ap­plic­ables aux feux bleus et aux feux or­ange de danger se fond­ent sur le règle­ment CEE-ONU no 65. Les feux bleus doivent clig­noter dans toutes les dir­ec­tions, sous réserve des art. 110, al. 3, let. a, ch. 2 à 4, et 141, al. 2, let. a. Les feux or­ange de danger doivent clig­noter vers l’av­ant, vers l’ar­rière ou vers les côtés en fonc­tion de la nature du danger re­présenté par le véhicule con­cerné. Le fonc­tion­nement des feux bleus et des feux or­ange de danger doit être sig­nalé au con­duc­teur par un té­moin de con­trôle.357

4 Le signe dis­tinc­tif d’ur­gence des véhicules des mé­de­cins est fixé sur le toit du véhicule. Le dis­pos­i­tif peut émettre un feu jaune clignot­ant ay­ant la même fréquence de batte­ment que les feux clignot­ants aver­tis­seurs. Il est pos­sible d’util­iser les mod­èles suivants:

a.
un boîti­er en matière plastique trans­par­ente de couleur jaune ay­ant la forme d’un prisme tri­an­gu­laire (base d’en­viron 0,26 m sur 0,18 m, hauteur d’en­viron 0,13 m) port­ant, sur quatre côtés, une croix noire sur fond blanc et sur les faces av­ant et ar­rière l’in­scrip­tion «Mé­de­cin/Ur­gence», de couleur noire;
b.
un signe dis­tinc­tif de 0,20 m de hauteur au max­im­um, lis­ible de l’av­ant et de l’ar­rière et port­ant l’in­scrip­tion «Mé­de­cin/In­ter­ven­tion ur­gente», noire sur fond jaune.

5 Les lampes de trav­ail ne doivent pas être éblouis­santes; elles doivent éclairer seu­lement le véhicule et ses alen­tours im­mé­di­ats. Si le con­duc­teur ne voit pas ces lam­pes fa­cile­ment, un té­moin lu­mineux doit sig­naler qu’elles sont al­lumées.

355 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 janv. 2015, en vi­gueur depuis le 1er avr. 2015 (RO 2015 465).

356 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

357 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

Art. 79 Clignoteurs de direction  

1 Les clig­noteurs de dir­ec­tion doivent être vis­ibles à 300 m au min­im­um, de nu­it par temps clair et à 100 m au moins de jour, sans être éblouis­sants.

2 Les clig­noteurs de dir­ec­tion s’al­lu­ment au plus tard 1 seconde après leur en­clen­che­ment et fonc­tionnent au rythme de 90 ± 30 batte­ments à la minute. Ils s’al­lu­ment ou s’éteignent sim­ul­tané­ment de chaque côté à l’av­ant, latérale­ment et à l’ar­rière.

3 Un té­moin de con­trôle doit in­diquer le fonc­tion­nement du sys­tème. Il peut être acous­tique ou op­tique ou les deux à la fois.

4 Les ex­i­gences générales con­cernant les feux, men­tion­nées à l’art. 73, s’ap­pli­quent par ana­lo­gie.

Chapitre 10 Autres exigences et équipements complémentaires

Art. 80 Équipement électrique, compatibilité électromagnétique et installations de radiocommunication 358  

1 Les câbles élec­triques doivent rés­ister aux in­tens­ités de cour­ant pos­sibles; ils doi­vent être isolés, protégés contre toute fric­tion et com­bus­tion dans la mesure du pos­sible et, au be­soin, être mu­nis de fus­ibles.

2 Les bat­ter­ies doivent être montées ou protégées de man­ière qu’aucun li­quide ne puisse s’écouler et qu’il n’y ait aucun risque de court-cir­cuit ou d’in­cen­die.

3 L’équipe­ment élec­trique et les moteurs sup­plé­mentaires ne doivent pas per­turber la ré­cep­tion des émis­sions de ra­dio et de télé­vi­sion ni les in­stall­a­tions de télé­com­mu­nic­a­tion. Les ex­i­gences re­l­at­ives à la com­pat­ib­il­ité élec­tro­mag­nétique sont réglées à l’an­nexe 12.359

4 Les dis­pos­i­tions de l’or­don­nance du 25 novembre 2015 sur les in­stall­a­tions de télé­com­mu­nic­a­tion360 sont réser­vées en ce qui con­cerne les équipe­ments de véhicules util­is­ant des ap­plic­a­tions de ra­diocom­mu­nic­a­tion; l’OF­COM est l’autor­ité com­pétente en la matière.361

358 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

359 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

360 RS 784.101.2

361 In­troduit par le ch. I de l’O du 14 oct. 2009 (RO 2009 5705). Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 21 nov. 2018, en vi­gueur depuis le 1er fév. 2019 (RO 2019253).

Art. 81 Essuie-glace, Système lave-glace, dégivreur et ventilation 362  

1 Si le con­duc­teur ne peut voir aisé­ment au-des­sus du pare-brise, ce­lui-ci doit être muni d’un es­suie-glace puis­sant balay­ant une sur­face as­sez grande et d’un sys­tème lave-glaces.

2 Les es­suie-glaces doivent fonc­tion­ner auto­matique­ment et ef­fec­tuer au moins 40 mouve­ments simples à la minute.

3 Dans les cab­ines de con­duite fer­mées, un dis­pos­i­tif (dé­givreur, vent­il­a­tion) doit em­pêch­er la form­a­tion de buée ou de givre sur le pare-brise pendant la marche, du moins sur la sur­face balayée par les es­suie-glaces.

362 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 10 juin 2005, en vi­gueur depuis le 1er oct. 2005 (RO 2005 4111).

Art. 82 Avertisseurs acoustiques, autres sources sonores, haut-parleurs extérieurs  

1 Les véhicules auto­mo­biles doivent être mu­nis d’au moins un aver­tis­seur acous­ti­que. Seuls sont ad­mis les aver­tis­seurs produis­ant un son ou un ac­cord inin­ter­rompu et in­vari­able. Les con­di­tions d’ex­pert­ise et les in­tens­ités son­ores sont réglées à l’an­nexe 11.

1bis En vue de garantir leur aud­ib­il­ité, les véhicules à propul­sion élec­trique peuvent être équipés d’un sys­tème d’aver­tisse­ment acous­tique con­forme à l’état de la tech­nique, tel qu’il est not­am­ment décrit dans le règle­ment (UE) no 540/2014. De tels sys­tèmes ne sont pas sou­mis à la ré­cep­tion par type.363

1ter Les bennes de col­lecte des déchets con­formes à la norme EN 1501 peuvent être équipées d’un dis­pos­i­tif d’aver­tisse­ment acous­tique de marche ar­rière au sens du ch. 7.1.2.1 de ladite norme. D’autres véhicules dont le poids total ex­cède 3,50 t peuvent être mu­nis d’un tel dis­pos­i­tif si ce­lui-ci est con­forme à la norme EN 7731 et peut être dés­act­ivé depuis le poste de con­duite.364

2 Les véhicules auto­mo­biles équipés d’un feu bleu doivent être mu­nis d’un avertis­seur à deux sons al­tern­és; les véhicules des ser­vices de ligne sur les routes postales de montagne peuvent avoir un aver­tis­seur à trois sons al­tern­és. Les con­di­tions d’ex­pert­ise et les in­tens­ités son­ores sont réglées à l’an­nexe 11.

3 Les véhicules auto­mo­biles de la po­lice, de la pro­tec­tion civile et d’autres ser­vices com­mun­aux, désignés par les com­munes, et les véhicules milit­aires peuvent être équipés d’un dis­pos­i­tif d’alarme de la pro­tec­tion civile. Ce derni­er ne fait pas l’ob­jet d’une ré­cep­tion par type.365

4 Sont in­ter­dits les dis­pos­i­tifs acous­tiques non prévus, not­am­ment les sirènes et ceux qui produis­ent un son strident ou de fantais­ie, tel que des tinte­ments de cloches et de son­nettes, des cris d’an­imaux, ain­si que les aver­tis­seurs fonc­tion­nant sur l’échappe­ment.

5 Les haut-par­leurs ex­térieurs ne sont ad­mis, avec l’autor­isa­tion de l’autor­ité com­pé­tente, que:

a.
pour les véhicules visés par l’al. 3;
b.
pour les véhicules af­fectés au trafic de ligne;
c.366
pour les véhicules de la po­lice, de la dou­ane et du ser­vice du feu;
d.
pour les véhicules milit­aires;
e.
pour les véhicules qui, en rais­on de mesur­es de pro­tec­tion spé­ciales (blin­dage) sont mu­nis de glaces latérales que l’on ne peut ouv­rir, sinon par­ti­elle­ment;
f.
pour les véhicules util­isés à l’oc­ca­sion de mani­fest­a­tions spé­ciales.

363 In­troduit par le ch. I de l’O du 2 mars 2012 (RO 2012 1825). Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

364 In­troduit par le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

365 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 28 mars 2007, en vi­gueur depuis le 1er juil. 2007 (RO 2007 2109).

366 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 2 mars 2012, en vi­gueur depuis le 1er mai 2012 (RO 2012 1825).

Art. 83 Exigences générales concernant les systèmes d’alarme pour véhicules  

1 Est réputé sys­tème d’alarme pour véhicules (SAV) un sys­tème in­stallé à bord d’un véhicule afin de le protéger contre les in­ter­ven­tions in­térieures et ex­térieures et de contre­car­rer toute util­isa­tion il­li­cite du véhicule. S’il n’est pas ap­prouvé selon le règle­ment (UE) no 661/2009 ou les règle­ments CEE-ONU no 97 ou no 116, il doit sat­is­faire aux ex­i­gences des art. 83 à 88.367

2 Le SAV doit au moins pouvoir détecter l’ouver­ture d’une des por­tes du véhicule, du ca­pot du moteur et du cof­fre à ba­gages, et déclench­er une alarme acous­tique.

3 Sont autor­isés les élé­ments sup­plé­mentaires tels que les «capteurs à ul­tra­sons», les «capteurs à in­frarouge», les «dis­pos­i­tifs d’im­mob­il­isa­tion», les «détec­teurs d’in­cli­nais­on» et les «alarmes en cas de danger».

4 Ne sont pas autor­isés les SAV qui peuvent agir sur le moteur, la boîte de vit­esses, le sys­tème de fre­in­age ou la dir­ec­tion lor­sque le moteur est en marche, de même que les élé­ments qui réa­gis­sent aux secousses du véhicule.

5 Le SAV doit sat­is­faire, quant à la sé­cur­ité de fonc­tion­nement, aux ex­i­gences sui­vantes:

a.
l’in­stall­a­tion ne doit pas com­pro­mettre la sé­cur­ité de fonc­tion­nement du véhi­cule qui en est équipé;
b.
une panne du SAV ne doit pas avoir d’in­cid­ence sur la sé­cur­ité de fonc­tion­ne­ment du véhicule;
c.
le SAV, ses com­posants et les pièces qu’il com­mande doivent être con­çus, fa­briqués et in­stallés de man­ière à min­im­iser le risque qu’une per­sonne non auto­risée puisse les mettre hors ser­vice ou les détru­ire.

367 Nou­velle ten­eur selon le ch. I de l’O du 16 nov. 2016, en vi­gueur depuis le 15 janv. 2017 (RO 2016 5133).

Art. 84 Sensibilité aux fausses alarmes